Résumé

À la France et à l'Espagne. Manifeste pour les princes légitimes (1843-1844)

Le pouvoir politique, ce n'est rien, ou c'est la faculté du commandement, c'est la force, c'est le mélange de l'homme avec l'homme, de l'homme roi avec les hommes sujets ; c'est, au besoin, la guerre (et jamais guerre ne fut plus le droit commun que dans les siècles et les lieux où la paix est à l'ordre du jour) : toutes choses que Dieu apparemment, puis que la nature, n'ont données qu'à l'homme, et que la femme n'aurait pas sans une sorte de monstruosité.
Source : Gallica

À la France et à l'Espagne. Manifeste pour les princes légitimes (1843-1844)

Nous prenons Dieu à témoin que nous ne voyons en lui que ce que tout Espagnol fidèle doit y voir, le successeur légitime de Ferdinand VII, non pas le roi de nos caprices et de nos volontés, mais un prince appelé par la loi de nos pères à s'asseoir sur son trône immuable, qui respecte et fait respecter la justice, garde avec notre concours ce vaste ensemble d'institutions qui ont formé notre caractère, inspiré le pur patriotisme qui nous anime, et cette loyauté constante, ce courage inébranlable du Chrétien qui adore Dieu, pratique sa sainte religion, aime son souverain et défend son pays.
Source : Gallica

À la France et à l'Espagne. Manifeste pour les princes légitimes (1843-1844)

Mais il est un bien autre obstacle, une bien autre condition d'inéligibilité, pour un prince de Sicile ou un duc de Lucques : c'est qu'il serait sur le trône d'Espagne, seulement à un moindre degré que le duc d'Aumale, une sorte d'usurpateur ; et la pire de toutes, et la plus odieuse, lorsqu'on y pense bien : celle de famille.
La pire de toutes? car elle est la plus colorée, la plus facile, la plus susceptible de tentation, et aussi la plus usitée dans les siècles et les sociétés en décadence.
Source : Gallica

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