Louis de Carné,
La Princesse des Ursins et l’Espagne sous Philippe V
“ Que le cardinal d’Estrées parvînt à prendre dans le gouvernement la prépondérance qu’il estimait appartenir au roi son maître et à lui-même, et la camarera mayor se trouvait confinée dans les fastidieuses fonctions de sa charge et la stérile surintendance d’un palais. Elle avait bu avec trop d’ardeur à la coupe du pouvoir, pour n’avoir point les vertiges et les périlleuses audaces de l’ambition. Après les agitations de la régence, une retraite obscure en Italie lui aurait paru mille fois préférable à sa résidence en Espagne, si elle avait dû y demeurer en n’étant plus que l’ombre d’elle-même. ”
