“ Farinelli fut donc auprès du roi d’Espagne Philippe V ce qu’avait été le jeune David auprès du vieux roi Saül : un médecin de l’âme, un enchanteur qui par quelques sons mélodieux, rappelait à la vie un esprit égaré. Elisabeth Farnèse était une femme trop habile et trop intéressée à diriger la volonté de son époux pour ne pas comprendre tout le parti qu’elle pouvait tirer de l’admirable talent de Farinelli. Elle lui fit proposer de se fixer à Madrid en lui assurant 50,000 francs par an, à la condition qu’il ne chanterait jamais qu’à la cour et devant le roi. ”
Élisabeth Farnèse
Définition et enjeux
Le thème de “Élisabeth Farnèse” a été abordé par des auteurs tels que Jane Austen, Mary Shelley, Capitaine de Terrier-Santans, Louis Wiesener ou Hector de La Ferrière. Il est souvent associé à des termes comme Fanny, Parme, Espagne, Philippe ou Madame.
Citations sur “Élisabeth Farnèse”
Louis XVIII,
Correspondance inédite du Prince De Talleyrand et du roi Louis XVIII pendant le congrès de Vienne…
(1881)
“ FARNÈSE (Elisabeth) . — Nièce des deux derniers ducs de Parme; elle épousa, en 1714, Philippe V, Roi d'Espagne , veuf d'une princesse de Savoie; elle fit disgracier madame des Ursins et passa la direction des affaires d'Espagne aux mains du cardinal Alberoni. A la mort du duc Antoine de Parme (1731) , l'État de Parme fut, par un traité de Vienne, attribué à Don Carlos, son fils aîné (plus tard Charles III) . Parme appartint à l'Autriche de 1735 à 1748, mais fut donné, par le traité d'Aix-la-Chapelle (1748) , à Don Philippe, deuxième fils d'Elisabeth Farnèse et ancêtre des Bourbons de Parme. ”
Adelaïde Celliez, Les Impératrices. France, Russie… (1860)
“ On s'en occupa longtemps avant la mort des derniers ducs, qui virent à Florence et à Parme leur héritage disputé de leur vivant. Ce fut sous le règne de Charles VI l'objet de mille arrangements, et les intrigues d'Elisabeth Farnèse occupèrent l'Europe vingt années à l'avance. Elle profita de tout pour avancer ses affaires : des événements, de la paix, de la guerre, des fautes d'autrui, de leur vanité; elle sut abattre ou contenter leurs ambitions pour satisfaire la sienne; tantôt alliée, tantôt ennemie des mêmes maisons, selon son intérêt. ”
