Résumé

Portrait de Constant Guéroult Constant Guéroult La Bourgeoise d'Anvers, par Constant Guéroult (1864)

Madeleine se pencha tout à coup vers la jeune Bohème, lui posa la main sur l'épaule, et fixant sur elle un regard plein de feu :
— Ses larmes! tu l'as vu pleurer? dit-elle d'une voix dans laquelle on sentait rouler les sanglots.
— C'était à fendre le coeur, répondit Zora.
— Pauvre cher enfant! soupira Madeleine.
— Tenez, il est là, dans la galerie, entendez-vous ses pas ? dit Zora.
Madame Roosendal prêta l'oreille, et l'on eût dit, à l'expression de son visage, qu'elle entendait une musique délicieuse.
Source : Gallica

Portrait de Constant Guéroult Constant Guéroult La Bourgeoise d'Anvers, par Constant Guéroult (1864)

« Fille du mendiant Gomez, je tiens ton secret. » Je m'élance rapidement dans la direction de la voix, mais une ombre s'enfuit, disparaît dans les ténèbres et m'échappe.
— Fille du mendiant Gomez! dit Paolo en regardant Cornélia.
— C'est la vérité, que j'ignorais, il y a une heure ; Gomez mort, je croyais la posséder seule, mais son récit avait été entendu, et maintenant je suis à la discrétion de ce misérable, auquel je ne puis imposer silence ni par l'or, ni par la torture, puisque je ne le connais pas.
Source : Gallica

Portrait de Constant Guéroult Constant Guéroult La Bourgeoise d'Anvers, par Constant Guéroult (1864)

D'un coup de cette chaîne dont vous avez fait charger mes mains, dit le chevalier à Cornélia, je pourrais vous étendre morte à mes pieds, et si je pouvais surmonter la répugnance que m'inspire le meurtre, si je n'écoutais que les intérêts de l'humanité, vous n'auriez pas deux minutes à vivre.
Mais je n'ai pas l'atroce courage du bourreau ; si je vous ai saisie dans mes mains, c'est pour me donner la joie de vous voir trembler sous mon regard et de vous dire qu'on vous a mal nommée en vous appelant tigresse ; vous êtes une hyène, plus lâche encore que cruelle.
Source : Gallica

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