“ Mais, vous savez bien, Vertigo, qu’on ne dispose pas de ces choses-là à sa fantaisie, et que, depuis longtemps, mon cœur n’est plus à moi. VERTIGO. Quoi ! au bout de trois ans d’absence, vous pensez encore à ce petit Pepito ?... MANUELITA. Si j’y pense ! je le crois bien ; et j’y penserai toujours. VERTIGO. Eh bien ! vous en serez pour vos pensées, car vous ne savez pas comme c’est volage, les lanciers... et celui-là vous a sans doute oubliée depuis longtemps. MANUELITA. M’oublier, lui ! Pepito !... Apprenez, señor Vertigo, que mon fiancé est brave et fidèle comme le Cid ! Ah ! ”
Pepito
Définition et enjeux
Citations sur “Pepito”
“ MANUELITA. Qu’en savez-vous ? VERTIGO. Ce que j’en sais ?... Je suis le facteur du canton, et pas une lettre n’y arrive sans passer par mes mains... Ainsi !... MANUELITA. Eh bien ! après ?... Ça ne prouve qu’une chose, c’est que la poste est inexacte. Et puis, d’ailleurs, tout ce que vous pourrez dire et rien, c’est la même chose. Pepito m’aime, je l’aime, je n’aimerai jamais que lui. ”
“ MANUELITA. Ah ! il est amoureux ? MIGUEL. Comme un Portugais. MANUELITA, baissant les yeux. Et... vous savez de qui ? MIGUEL. Non... il ne me nomme pas sa fiancée (car il est fiancé) ; mais, en revanche, il m’en fait le portrait dans toutes ses lettres... Il l’adore, dit-il, à en perdre la tête. MANUELITA, à part. Bon Pepito ! je le lui rends bien. MIGUEL. Mais laissons là Pepito, et parlons de vous, Manuelita. Vous avez toujours votre petite hôtellerie ? MANUELITA. Toujours ! MIGUEL. Alors, c’est à l’hôtelière que je m’adresse. Je vous dirai, señora, que je meurs d’inanition. ”
Andrée Viollis,
Le Secret de la reine Christine
(1938)
“ En un éclair, elle se vit d’avance entraînée par le cheval furieux, lacérée, fracassée sur les pierres du chemin et les arbres du bois. Puis elle perdit connaissance. Quand elle put enfin ouvrir les paupières, elle aperçut Pepito écumant, bondissant, retenu et dompté par un cavalier qui essayait de le calmer, tandis qu’un autre cavalier, penché au-dessus d’elle, la contemplait avec une expression d’inquiétude et de sympathie. Elle eut un soudain sursaut. Quand donc et où avait-elle vu, si près de son visage, ces mêmes yeux bleus aux cils noirs ? ”
Eugène Scribe,
Oeuvres illustrées de M. Eugène Scribe…
(1853-1857)
“ FÉDÉRIC, PEPITO. PEPITO, le saluant. Je viens, Monseigneur, vous apporter mes félicitations au sujet de votre mariage! FÉDERIC, à part. Ça se trouve bien ! PEPITO. Je ne suis pas le seul ! Ils disent tous : « Il y a « bien des grands seigneurs libéraux, qui ne le sont qu'en « paroles; mais celui-là, c'est différent! il épouse la fille « d'un marchand!.. il fait alliance avec le peuple. et le « peuple est pour lui. Vive le marquis et la marquise! » FÉDÉRIC. C'est bon c'est bon!.. PEPITO. Oh! je vous réponds que ce mariage-là vous fera un honneur infini ! ”
Eugène Scribe,
Oeuvres illustrées de M. Eugène Scribe…
(1853-1857)
“ PEPITO ET GIANINA. Il vivra ! ASCANIO, sautant au cou de Fédéric. Sauvé ! sauvé !.. mon ami !.. mon frère !.. (S'arrachant de ses bras.) Ah ! mon Dieu !.. (L'amenant au bord du théâtre, pendant que Pepito et Gianina vont, au fond, au devant des prisonniers qui entrent en foule.) Et ma femme !.. qui est maintenant la vôtre. FÉDÉRIC, avec effroi. 0 ciel! c'est vrai!.. ASCANIO, frappant du pied. Suis-je assez malheureux! FÉDÉRIC, avec impatience. Et moi, donc ! qui pour obliger un ami. ”
F. de Silva, Souvenirs et esquisses (1864)
“ Un matin que Pepito et Carmen se trouvaient avec lui dans le patio, il leur dit : Je crains, mes chers petits anges, de devenir une charge trop longue; je ne saurais abuser davantage de la bonté de vos parents. Jamais plus je ne marcherai, je le sens. Je tàcherai d'apprendre quelque métier où les bras seuls travaillent, et du matin au soir je prierai pour vous et les vôtres. ”
Eugène Scribe,
Oeuvres illustrées de M. Eugène Scribe…
(1853-1857)
“ LES MÊMES, PEPITO. PEPITO. Non, Messieurs. Le père Gennaro, le geôlier en chef, a la goutte, et c'est moi, Pepito, le premier porte-clés, qui suis admis par intérim à l'honneur.. ASCANIO. De nous enfermer. Rebecca. PEPITO. Vous excuserez si je ne m'y prends pas trop bien. quand on n'a pas l'habitude. mais avec le temps. FEDÉRIC, riant. C'est agréable ! PEPITO. Enfin, je ferai de mon mieux!.. et, Dieu aidant, nous tâcherons. (Leur montrant le corridor à gauche.) Si ces Messieurs veulent se donner la peine d'entrer!.. ”
André Couvreur,
Les Œuvres libres
“ Elle soutenait avec difficulté, de son bras gauche, parmi des étoffes voyantes, l’énorme poupée, une religieuse, que venait de lui offrir son parrain. Aux attentions dont elle l’entourait, il était évident que c’était pour le moment son jouet préféré. Déjà douée d’imagination, elle attribuait une personnalité à chacun des êtres de son guignol. J’étais représenté, ce qui m’avait toujours un peu flatté, par un toréador rutilant, qu’elle appelait : Pépito. ”
Gabriel Ferry,
Les aventures d'un Français au pays des caciques
“ L’heure de retourner à Mexico était enfin venue. Sans attendre Pepito, dont la journée allait probablement s’achever au cabaret, nous poussâmes nos chevaux à travers la campagne. La chaleur était encore plus étouffante qu’au départ. La bande de vautours qui planaient sur les collines que Pepito avait désignées à don Tadeo semblait s’être grossie, et une odeur fétide arrivait jusqu’à nous avec des tourbillons de poussière chassé par le vent. Le licencié arrêta brusquement son cheval. ”
Benito Pérez Galdós,
Doña Perfecta
(1886)
“ On est dans cette maison plus peureux que la peur!—s’écria Caballuco, mi-sérieux, mi-jovial. Il semble vraiment que ce certain Pepito est une région (lire légion) de démons. Ne vous alarmez pas, ma digne maîtresse. Mon petit neveu Juan qui est âgé de treize ans, gardera la maison, et nous verrons neveu contre neveu, lequel des deux l’emportera.—Nous savons tous ce que signifient ton courage et ton audace—répliqua la dame.—Pauvre Ramos!... tu veux encore faire le brave, alors que tout le monde sait que tu n’es plus bon à rien! ”
“ Je me nomme Pepito, me dit-il ; je fais un peu tous les métiers ; un homme qu’il est inutile de vous nommer m’a confié ce chiffon de papier, avec injonction de vous le remettre aussitôt votre arrivée à Mexico. Je n’ai su que ce matin votre retour ; je viens ce soir accomplir l’ordre que j’avais reçu. Je lui arrachai le papier des mains et je le lus pendant que ce Pepito se confondait en remercîments que je n’écoutais pas, et se retirait. Voilà ce que contenait ce papier. Don Miguel étendit le bras vers don Mariano. ”
F. de Silva, Souvenirs et esquisses (1864)
“ Il travaille deux heures ; à chaque coup de pioche, les parois de la fosse tremblaient, et parfois de nouvelles pierres se détachaient. On lui criait de sortir, que nous avions certainement cessé de vivre, qu'il était fou de s'obstiner dans son œuvre ; il n'écoute rien, arrive à moi et me remonte dans ses bras. — Lorsque je r'ouvris les yeux, je trouvai le ciel superbe ; on me conta ce qu'avait fait Francisco, je me raccommodai à moitié avec l'Espagne et tout-à-fait avec les Espagnols. — Et les premières victimes de l'éboulement, demanda Pepito ? ”
Maurice Beaubourg, La Revue blanche
“ Sur ses genoux, Pepito, l’affreux havanais à longs poils soyeux, dont les yeux étaient rouges et chassieux de même que s’il avait beaucoup pleuré, grognait sourdement. — Terpsichore... lui cria la tante Cottineau dans les oreilles... Voilà du chocolat... Terpsichore... Lève-toi... Il y a du monde... ”
Constant Guéroult,
La Bourgeoise d'Anvers, par Constant Guéroult
(1864)
“ Cependant la joie de Pepito n'était pas sans mélange ; la pâleur et la tristesse de Madeleine lui causaient une profonde affliction et presque un remords, car la cause de l'angoisse sous laquelle son âme semblait brisée n'était autre que les papiers qu'il avait tenus un moment entre ses mains et qu'il s'était laissé enlever, ce qu'il se reprochait trèsvivement, quoiqu'il n'eût pas été en son pouvoir de s'y opposer. ”
Eugène Scribe,
Oeuvres illustrées de M. Eugène Scribe…
(1853-1857)
“ REBECCA, troublée. Oui. oui, Monseigneur. GIANINA. Qu'ils lui ont enlevé ! (Bas, à Fédéric,) Heu- reusement que tout va mal. ça ne peut pas durer. On parle d'émeute. de renversement. (Pepito, qui, depuis le commencement de la scène, est resté immobile à regarder Gianina, laisse tomber en ce moment son trousseau de clés, et sort de sa rêverie.) GIANINA, effrayée. Ah! mon Dieu !.. est-ce que ça commence? PEPITO. C'est moi. qui étais là à vous regarder, que j'en oubliais. mes clés et mes prisonniers. FÉDÉRIC, à Pepito. Rassure-toi. je rentre. ”
“ MANUELITA, MIGUEL. ––––––––Pepito marié ! ––––––––Des serments l’ont lié, ––––––––Le sien a varié. ––––––––Sans remords, sans pitié, ––––––––Il a tout oublié, ––––––––Il a tout renié ! ––––––––Pepito marié !...VERTIGO. ––––––––Pepito marié ! ––––––––Le fait est publié ! ––––––––Je l’ai certifié ––––––––Mais on a tout nié. ––––––––J’ai prié, supplié, ––––––––Mais tout est oublié : ––––––––Je l’aurais parié, ––––––––La voilà ma moitié ! VERTIGO, à Manuelita. ––––––Voyons, c’est trop vous désoler ! ––––––Il est d’autres garçons sur terre !MANUELITA. ––C’est vrai !VERTIGO. ––C’est vrai ! ”
Constant Guéroult,
La Bourgeoise d'Anvers, par Constant Guéroult
(1864)
“ Pepito, dans lequel Marthe et Périne commençaient à reconnaître un homme de sens et de ressources, déclara que madame Roosendal n'avait besoin que de solitude en ce moment; que vouloir pénétrer auprès d'elle pour la distraire de sa douleur, c'était la tourmenter en. pure perte, et qu'enfin il ne désespérait pas, lui, de mettre fin à ce désespoir, mais par des moyens plus énergiques que les larmes et de stériles consolations. ”
Constant Guéroult,
La Bourgeoise d'Anvers, par Constant Guéroult
(1864)
“ Quant à Pepito, il étreignait sous ses habits le manche de son stylet, qui ne le quittait jamais, et, un moment, il fut sur le point de s'élancer sur Paolo et de le lui planter clans le coeur. Il en fut empêché par la nécessité de rester près de sa maîtresse et de lui porter secours au besoin. — Mon enfant! mon enfant! ils vont le tuer ! ils vont le torturer! s'écria Madeleine en se jetant sur Christian, et enlaçant ses bras autour de son cou. Pendant ce temps, Paolo s'était empressé de faire passer la liste à Cornélia par un soldat espagnol. ”
F. de Silva, Souvenirs et esquisses (1864)
“ Lui, le pauvre isolé, se trouvait tout à coup au sein d'une famille dont l'ingénieuse bonté le soulageait à la fois d'esprit et de corps. Avant de se coucher, Pepito et Carmen vinrent sans bruit s'informer si leur pensionnaire ne manquait de rien, puis les deux enf ints se séparèrent et, en embrassant Pepito, la petite fille lui dit : — Mon frère, voilà une année qui doit être heureuse pour nous, car elle commence bien. Un pauvre abandonné repose sous notre toit, et maman affirme qu'il y attirera les bénédictions de Dieu. ”
Eugène Scribe,
Oeuvres illustrées de M. Eugène Scribe…
(1853-1857)
“ On risque beaucoup, on risque tout. - GIANINA. Eh bien! et toi qui voulais mourir pour moi. toi qui m'aimes plus que ta vie. Tu me l'as dit? PEPITO. C'est vl'ai 1.. c'est vrai!.. on dit ça!.. Mais c'est que de quitter la vie. GIANINA. Ça t'effraie? PEPITO. Du tout. ça m'est bien égal!.. Et si ce n'était que cela. Mais ça m'empêchera de vous épouser. GIANINA. Mais si tu réussis. ce qui est certain, songes-y donc, Pepito, une bonne action dont la récompense-est là. (Montrant son gousset.) . et là. (Montrant son cœur.) Et si un jour le marquis de Palavicini revient au pouvoir. ”
Eugène Scribe,
Oeuvres illustrées de M. Eugène Scribe…
(1853-1857)
“ L'écriture est superbe !.. (A As- canio, lui présentant sa tasse.) Je vous demanderai une seconde tasse de café. (Tous les prisonniers font un mouvement. Pepito leur fait signe de ne pas avancer et de laisser seuls les deux jeunes gens; tous se retirent. Gianina est sortie par la porte à gauche, après l'entrée du soldat, emportant dans un panier les tasses des prisonniers qui se sont levés de table. Pepito sort par la porte à droite, et les deux jeunes gens restent seuls, Ascanio debout et tenant encore la lettre qu'il froisse entre ses mains, et Fédéric achevant tranquillement son déjeuner.) ”
“ MIGUEL. ––––––Il jura de l’aimer toujours.MANUELITA. ––––––Moi, je jurai par ma patronne... ––––––De n’avoir pas d’autres amours.MIGUEL. ––––––De n’avoir pas d’autres amours.MANUELITA. ––––––Et puis je reçus ses adieux, ––––––Ici nous pleurions tous les deux, ––––––––––Tandis, qu’hélas ! ––––––––––––Là-bas... ––––Là-bas, dansait, chantait tout le village ––––––Au sein des plaisirs et des jeux, ––––Pour eux, le ciel se montrait sans nuage ––––––Et nous étions bien malheureux !...REPRISE ENSEMBLE.MIGUEL, désolé. Ainsi, vous aimez Pepito ?... MANUELITA. Hélas ! ”
Jules Marnier, Le Mouchoir de la reine de Prusse… (1851)
“ La veille de la bataille de Talaveyra, Dolorès m'apprit la mort du marquis..., son embarras..., la frayeur que lui causait le retour probable de Pépito. Puis après un assez long temps je reçois d'un ami de la famille, qui nous était pleinement dévoué , la lettre suivante que j'ai toujours conservée : « Notre ami, >; C'est en versant d'amères et abondantes larmes » que je remplis aujourd'hui le devoir le plus triste, de » la part de la pauvre Dolorès. ”
Lucien Louis-Lande, Essais et Notices — Un Roman de mœurs espagnol
“ A un Jésus de Nazareth avec la croix sur les épaules et la couronne d’épines au front, à un ecce homo insulté, flagellé, tenant un roseau pour sceptre, les mains chargées de liens, à un Christ crucifié, sanglant et moribond, jamais Pepita n’eût osé demander ce qu’elle demande alors à l’enfant Jésus tout frais, tout rose et souriant. Pepita le prie de ne pas se réserver, don Luis, de le lui céder ; si riche et si puissant, qu’a-t-il besoin de ce serviteur ? Elle au contraire ne vit que pour son amour. ”
Charles de Mazade,
Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire…
“ Pepita seule eût pu convertir le pécheur et fixer ce cœur inconstant ; mais, tout en voulant rester son amie, elle hésite à se prononcer, et sans cesse recule le oui fatal. Ah ! s’il s’agissait du jeune Luis ! Fort à propos il vient de sortir de son séminaire. Quel singulier garçon, et charmant malgré tout sous des dehors craintifs, avec sa mine effarouchée, ses passions vierges, sa soif de sacrifice et de dévoûment ! Décidément Pepita n’épousera pas don Pedro. Arracher une âme au diable, c’est bien quelque chose ; l’enlever à Dieu lui-même, remplacer un amour divin, voilà qui est mieux ”
Lucien Louis-Lande, Essais et Notices — Un Roman de mœurs espagnol
“ Les jours, les mois, s’écoulent, et de plus en plus il recule le moment d’entrer dans les ordres. Il ne parle que de Pepita, ses lettres sont pleines de cette femme, comme sa pensée. Oubliant à qui il s’adresse, il passe en revue les charmes de celle qu’il aime, la fraîcheur de ses traits, l’éclat de son sourire ; il décrit tout au long ses yeux tranquilles et troublans à la fois, son front pur, ses cheveux blonds, ses mains blanches, — oh ! ”
Teodor Tomasz Jeż, Les Uscoques : la patricienne de Venise… (1882)
“ Et dans un emportement de joie enfantine frappant les mains l'une contre l'autre, elle s'écria : — C'est lui qui serait attrapé !. Il pense que je l'ai oublié, et moi je l'aime ! je l'aime, je l'aime, dix fois, cent fois, mille fois plus qu'avant ! Je l'aime, ma Pepita !. Elle entoura de ses bras la tête de la camériste et la pressa contre son cœur. — Ah ! s'il revenait ! Elle laissa retomber ses bras comme dans un excès d'émotion ; pendant un instant, une respiration rapide souleva son sein. — Il peut revenir. Sais-tu pourquoi? Parce que je le veux. je le veux de toutes mes forces. ”
Charles de Mazade,
Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire…
“ Passe encore le choix du sujet, ce séminariste amoureux se débattant contre le diable et voulant garder sa vertu ; grâce aussi pour le vieux curé, brave et digne homme qui, sans y entendre malice, fait à don Luis l’éloge de Pepita, et à Pepita l’éloge de don Luis, jette de l’huile sur le feu, puis un beau jour se trouve tout surpris quand il ne lui reste plus qu’à sanctionner par la bénédiction nuptiale le fait accompli. Toujours est-il que nous nous trouvons mal à l’aise dans cette atmosphère dévotieuse où s’exhale comme une odeur fade de cire-vierge et un parfum de sacristie ”
Lucien Louis-Lande, Essais et Notices — Un Roman de mœurs espagnol
“ L’occasion du péché, la femme en question, c’est Pepita Jimenez. Jeune fille sans fortune, elle a dû épouser son oncle, vieillard octogénaire, fin comme un renard et ménager comme une fourmi, mais bonhomme au fond, qui en mourant lui a légué tout son bien. A vingt et un ans, elle s’est trouvée libre, et les prétendans d’accourir ; mais Pepita ne se presse point de choisir. Elle n’a plus à faire un mariage de raison, et, quant à aimer personne, son cœur n’en éprouve pas encore le besoin ; elle préfère bien rester sa maîtresse et faire de son indifférence une vertu. ”
