Benito Pérez Galdós

Benito Pérez Galdós

Résumé

Portrait de Benito Pérez Galdós Benito Pérez Galdós Doña Perfecta (1886)

Pepe Rey fixa les yeux sur ceux de sa tante comme s’il voulait pénétrer jusqu’aux profondeurs les plus cachées de son âme.
—Je dis que si tu as l’intention d’aller à Madrid, tu ne dois pas t’en priver—répéta la señora avec un calme admirable, tandis que sa physionomie reflétait le plus grand naturel et la plus parfaite loyauté.
—Non, señora—dit Pepe—je n’ai pas cette intention.
—Tant mieux, je crois que tu fais bien. Tu es ici plus tranquille malgré les fausses idées que tu te mets dans la tête. Pauvre Pepillo! Ton intelligence, intelligence peu commune, est la cause de ton malheur.
Source : Gutenberg

Portrait de Benito Pérez Galdós Benito Pérez Galdós Doña Perfecta (1886)

L’amour de Remedios pour Jacinto était une des plus violentes passions qui se puissent déchaîner dans le cœur d’une mère. Elle l’aimait avec délire, mettait le bien-être de son fils au-dessus de toutes les choses humaines, le croyait le type le plus parfait de la beauté et du talent qui fût au monde, et, pour le voir heureux, grand et puissant, aurait donné tous les jours qui lui restaient à vivre et même une part de la gloire éternelle. Le sentiment de l’amour maternel est le seul qui, à cause de sa pureté et de sa noblesse, admette l’exagération; le seul qui ne dégénère pas en démence.
Source : Gutenberg

Portrait de Benito Pérez Galdós Benito Pérez Galdós Doña Perfecta (1886)

Il y a encore des gens courageux, il y a encore des hommes comme ceux d’autrefois, n’est-il pas vrai, Sr. Ramos?
—Il y en a encore, oui monsieur—répondit le Centaure.
—J’ai une foi aveugle dans le triomphe de la loi de Dieu. Des gens se lèveront pour sa défense. Si ce ne sont pas ceux-ci, ce seront ceux-là. Quelqu’un remportera la palme de la victoire et avec elle, la gloire éternelle. Les méchants, s’ils ne périssent pas aujourd’hui, périront demain.—Celui qui va contre la loi de Dieu, succombera, c’est inévitable. Que ce soit d’une façon ou que ce soit d’une autre, il faut qu’il succombe.
Source : Gutenberg

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