Résumé

Jules Marnier Le Mouchoir de la reine de Prusse… (1851)

Des flots de sang sortaient de ma bouche et de ma blessure. On me croit mort, on m'entoure, on s'empresse. On rompt mon uniforme, et l'on s'empare du mouchoir royal placé depuis Tilsit sur ma poitrine. Le talisman sert à étancher le sang qui coule en abondance. ... Je ne parlais, n'entendais et ne voyais plus ; mais lorsque le lendemain je recouvrai la vue , le souvenir et la parole, je demandai mon talisman ! le tissu objet de mon culte et de mon respect depuis Tilsit : enfin le mouchoir de la reine Wilhelmine.
Source : Gallica

Jules Marnier Le Mouchoir de la reine de Prusse… (1851)

Une division était rangée en bataille, sur les glacis, lorsque parut le beau régiment du colonel Buttler, tambour battan, drapeau déployé.
C'était le dernier adieu : nos soldats au port d'armes se tenaient immobiles, et notre musique jouait la marche nationale des Bavarois. Tout-à-coup la colonne du brave Buttler s'arrête sans ordre, forme les faisceaux et se précipite pêle-mêle au milieu des nôtres. On dépose ses fusils, on se presse, on s'embrasse, on prononce les serments du coeur..., serments dont les souverains s'empressent toujours de vous relever !
Source : Gallica

Jules Marnier Le Mouchoir de la reine de Prusse… (1851)

Vous concevez à présent mon culte pour ma pauvre petite cassolette, souvenir précieux de la main royale qui laissa tomber à Tilsitt le mouchoir vénéré ! Cette belle Majesté bénit maintenant du haut des cieux la nation et la dynastie prussienne. Dieu rende à cette ame d'élite, fille de son paradis, le bien qu'elle sut prodiguer en reine de la charité à toutes les souffrances de ce monde, à toutes les plaies de notre pauvre humanité.
Source : Gallica

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