Anecdotes sur Napoléon et la grande armée (1850)
“ Le soif , lorsqu'il ne fut plus possible à Napoléon de douter de son malheur, il ne voulut plus voir personne; il se relira du champ de bataille après avoir ordonné de dresser les tentes du quartier général, il passa toute la soirée dans la sienne , seul et assis sur un tabouret, paraissant plongé dans un profond abattement. Le lendemain, toute l'armée prit la plus vive part au chagrin qui absorbait son chef; chacun était morne et silencieux : le grand maréchal venait de mourir, pour ainsi dire, dans les bras de l'empereur. ”
