Résumé

Anecdotes sur Napoléon et la grande armée (1850)

Le soif , lorsqu'il ne fut plus possible à Napoléon de douter de son malheur, il ne voulut plus voir personne; il se relira du champ de bataille après avoir ordonné de dresser les tentes du quartier général, il passa toute la soirée dans la sienne , seul et assis sur un tabouret, paraissant plongé dans un profond abattement. Le lendemain, toute l'armée prit la plus vive part au chagrin qui absorbait son chef; chacun était morne et silencieux : le grand maréchal venait de mourir, pour ainsi dire, dans les bras de l'empereur.
Source : Gallica

Anecdotes sur Napoléon et la grande armée (1850)

Comme il rentrait au régiment qui s'était reformé en arrière, l'empereur le rencontra , et lui dit : « C'est assez pour la part, mon ami, va le faire panser. » S'essuyant alors la figure avec le drapeau qu'il venait de prendre , le brigadier répondit à l'empereur: « Je ne suis pas blessé, sire; ce n'est pas mon sang, c'est celui des autres. » Charmé de la vivacité de celle réponse , Napoléon lui dit : « Je le fais maréchal des logis, et je l'accorde la croix.»
Source : Gallica

Anecdotes sur Napoléon et la grande armée (1850)

Son coup-d'oeil perçant , son habileté à juger des positions et des forces de l'ennemi, son intrépidité froide dans les plus grands dangers , sa contenance guerrière, sa taille remarquable et noble, tout, jusqu'à la beauté et la vigueur de ses cheveux, contribuait à lui donner l'aspect d'un héros. A la tête de sa cavalerie, il bravait tous les périls et se jetait les yeux fermés au milieu des bataillons ennemis. C'était lui que Napoléon employait concurremment avec le prince de la Moskowa dans les circonstances les plus critiques.
Source : Gallica

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