Résumé

Portrait de Émile Marco de Saint-Hilaire Émile Marco de Saint-Hilaire Napoléon au bivouac, aux Tuileries et à Sainte-Hélène… (1845)

Sous ce déguisement, M. Adolphe a une mine si espiègle que Napoléon s'est assis pour le regarder plus à son aise ; il lui fait signe de venir à lui, et, le plaçant entre ses deux jambes :
— Comment vous appelez-vous, monsieur le rodomont ? lui demanda-t-il en tâchant de garder son sérieux.
— Je m'appelle Adolphe.
— Je parie que c'est vous qui avez crié le plus fort tout-à-l'heure ?
— Dame ! aussi, c'est Achille qui ne veut jamais que je sois le général : c'est toujours lui qui l'est !
— Ce n'est pas juste : chacun doit l'être à on tour. Et où est ce M. Achille ?
Source : Gallica

Portrait de Émile Marco de Saint-Hilaire Émile Marco de Saint-Hilaire Napoléon au bivouac, aux Tuileries et à Sainte-Hélène… (1845)

Je vais aller moi-même prier tes petits invités de faire moins de vacarme, et s'ils continuent...
— Laisse-donc ces pauvres enfants s'amuser, ajouta Joséphine; ils jouent à la guerre. Est-ce que tu ne fais pas plus de bruit qu'eux, toi? S'ils te voient, tu les effrayeras ; je vais envoyer quelqu'un qui saura bien les contenir.
— Ah! ils jouent à la guerre!... répéta Napoléon en souriant; cela doit être drôle; je ne serais pas fâché de voir comment ils s'y prennent.
Et, marchant sur la pointe des pieds, l'empereur arrive à la porte du salon.
Source : Gallica

Portrait de Émile Marco de Saint-Hilaire Émile Marco de Saint-Hilaire Napoléon au bivouac, aux Tuileries et à Sainte-Hélène… (1845)

A quelques jours de là, Napoléon, rentrant une après-midi à la baraque impériale, trouve près de la porte M. Quatremère, qui l'attendait pour lui présenter la lettre du maréchal. L'empereur y jette les yeux, et dit au solliciteur avec bienveillance :
— Mais, monsieur, ce n'est pas tout : d'après ce que je vois, vous avez encore quelque chose à me remettre ?
— C'est vrai, sire ; les choses grandes et gigantesques ne peuvent être comprises que par des hommes comme Votre Majesté; voilà pourquoi je prends la respectueuse liberté de m'adresser à elle, de préférence à tout autre.
Source : Gallica

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