Émile Marco de Saint-Hilaire

Émile Marco de Saint-Hilaire

Résumé

Portrait de Émile Marco de Saint-Hilaire Émile Marco de Saint-Hilaire Anecdotes du temps de Napoléon Ier… (1867)

L'Angleterre sera pour moi plus généreuse que la France ! »
A ces mots, Carnot s'écria : « Ah ! sire, au nom de votre gloire, au nom de tout ce qui vous est cher, renoncez à ce projet, je vous en conjure, sire, comme votre plus sincère ami. Eh quoi! le général Bonaparte, le premier Consul, l'Empereur, l'homme enfin qui, pendant vingt ans, fut l'ennemi personnel des Anglais, celui qui les a mis au bord du tombeau, veut aller en Angleterre !... Mais, sire, pardonnez-moi d'oser vous le dire : cette idée est insensée, elle perdra Votre Majesté.... »
Source : Gallica

Portrait de Émile Marco de Saint-Hilaire Émile Marco de Saint-Hilaire Anecdotes du temps de Napoléon Ier… (1867)

Ne suis-je pas habitué à vivre dans l'agitation ? Il n'y a que les rois fainéants qui engraissent dans leurs palais; moi, c'est à cheval et dans les camps. Mais, messieurs, reprit-il, il me semble que vous vous alarmez bien facilement ici?
— Sire, le bruit public.... dit le comté Poteki.
— Bah ! fit l'Empereur, j'ai encore cent vingt mille hommes. J'ai toujours battu les Russes. Je vais chercher trois cent mille hommes, et, dans six mois, je serai encore sur le Niemen. Dans un mois, je pèserai plus, assis sur mon trôné, qu'à cheval, à la tête de mon armée.
Source : Gallica

Portrait de Émile Marco de Saint-Hilaire Émile Marco de Saint-Hilaire Anecdotes du temps de Napoléon Ier… (1867)

Deux mois plus tard, M. Saustris, qui avait fait la campagne d'Autriche en qualité d'ingénieur des communications militaires, était mandé au quartier général de l'Empereur, établi à Brùnn : c'était le surlendemain de la bataille d'Austerlitz. « Monsieur l'ingénieur, lui dit Napoléon, je suis enchanté de vous voir ici : vous aviez bien deviné, lorsque nous étions encore à Boulogne. Or, comme, un honnête homme n'a que sa parole, et qu'un souverain doit être le plus honnête homme de son royaume, les trente mille francs qui vous sont dus pour ma baraque de là-bas vont vous être payés. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature