Résumé

Jules Marnier Souvenirs de guerre en temps de paix… (1867)

Bref, je ne crois pas qu'il existât dans toute l'armée, un autre Français plus désireux que moi, devoir et d'admirer la reine de Prusse. J'en devins si enthousiaste
que mes camarades craignirent de me voir quelque jour tomber dans l'hallucination.
Après de nouveaux combats et la bataille décisive de Friedland, nous nous arrêtâmes sur le Niémen. Je vois encore cette large plaine liquide, roulant à pleins bords ses eaux claires et paresseuses vers la mer Baltique ; elle nous séparait de l'armée russo-prussienne, campée sur la rive opposée.
Source : Gallica

Jules Marnier Souvenirs de guerre en temps de paix… (1867)

Il me parut avoir plus de six pieds, sa physionomie basanée était à la fois grave et douce ; le son de sa voix était séduisant, enfin ce modèle parfait de la nature humaine rappelait ces fameux chevaliers auxquels rien ne résistait dans les tournois. Je prenais un véritable plaisir à le questionner et à écouter ses réponses.
Sur ces entrefaites un officier d'état-major arriva, je lui remis ce muletier comme un guide dont on pouvait tirer un bon parti dans ce pays de montagnes, auquel il paraissait accoutumé.
Source : Gallica

Jules Marnier Souvenirs de guerre en temps de paix… (1867)

Toulon, sa belle rade, ses arsenaux, son port magnifique, chargé de vaisseaux qui n'attendent qu'un signe télégraphique pour sillonner la Méditerranée dans tous les sens, vous présentent l'aspect le plus majestueux.
Contemplez cette haute montagne, si aride, qui domine cette ville, c'est là qu'un chef de bataillon d'artillerie a conçu et exécuté le projet hardi, inouï d'y transporter des canons. Le succès justifia ses prévisions. Toulon foudroyé se rendit, et les représentants du peuple prédirent à la Convention nationale que le jeune Bonaparte ferait rapidement son chemin.
Source : Gallica

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