Jules Marnier, Souvenirs de guerre en temps de paix… (1867)
“ Bref, je ne crois pas qu'il existât dans toute l'armée, un autre Français plus désireux que moi, devoir et d'admirer la reine de Prusse. J'en devins si enthousiaste que mes camarades craignirent de me voir quelque jour tomber dans l'hallucination. Après de nouveaux combats et la bataille décisive de Friedland, nous nous arrêtâmes sur le Niémen. Je vois encore cette large plaine liquide, roulant à pleins bords ses eaux claires et paresseuses vers la mer Baltique ; elle nous séparait de l'armée russo-prussienne, campée sur la rive opposée. ”
