Résumé

Louis Wiesener Commencement d'Albéroni, ses rapports avec l'Angleterre et la France jusqu'à l'expédition de Sardaigne… (1892)

Les Anglais, s'ils désiraient l'amitié de l'Espagne dans l'intérêt de leur commerce, n'étaient pas gens, nous l'avons dit, à faire passer avant les intérêts permanents de leur politique en Europe, une tendresse éclose entre deux soleils, dont les mobiles trop visibles pouvaient, s'ils étaient contrariés, éclater soudain en frénésie d'amoureux déçu. Déjà, ils n'avaient pas cru devoir exclure l'Autriche de leur système d'alliances pour complaire à l'Espagne.
Source : Gallica

Louis Wiesener Commencement d'Albéroni, ses rapports avec l'Angleterre et la France jusqu'à l'expédition de Sardaigne… (1892)

Sa haute intelligence sous l'empire d'une sorte de folie ne sert qu'à l'égarer encore davantage. Il y a du monstre en lui.
En un mot, avec cette nature riche et forte, mais mal réglée, il peut saisir un grand rôle, le violenter : il ne le maîtrisera pas.
Pourtant, avouons-le en toute équité à sa décharge, avec des souverains comme Élisabeth Farnèse et Philippe V, il était bien difficile d'être un ministre raisonnable.
Dubois est l'inverse d'Alberoni. Il a sur lui le double avantage d'une éducation première et d'études régulières à Brive et à Paris.
Source : Gallica

Louis Wiesener Commencement d'Albéroni, ses rapports avec l'Angleterre et la France jusqu'à l'expédition de Sardaigne… (1892)

Le duc de Parme, François Farnèse, le créa comte et le nomma son agent intérimaire près la cour de Madrid. Dans ce poste, il eut l'adresse de diriger sur Élisabeth Farnèse la faveur de la princesse des Ursins qui gouvernait Philippe V, et le choix du roi en quête d'une seconde femme. Puis il ne fut pas étranger, dit-on, à la disgrâce dont la nouvelle reine, à peine sur le sol espagnol, foudroya Mme des Ursins pour briser, dès la première heure, la servitude que cette protectrice trop superbe lui destinait.
Source : Gallica

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