Georges Jacques Barnave

Définition et enjeux

Georges Dairnvaell Histoire des Jacobins : dédiée à M. Ledru-Rollin (1846)

Barnave s'assit dans le fond avec le roi et la reine, Péthion sur le devant, entre madame Elisabeth et madame Royale. La plus grande partie des historiens ont dit que Barnave, placé dans le voyage en face d'une famille dont il ne connaissait pas la bonté, n'avait pu résister à la douce influence de Marie-Antoinette, et qu'il s'était promis de combattre en faveur de ses royales infortunes. Nous sommes forcés de démentir ces généreuses suppositions, les Lameth, Dupont et Barnave n'étaient
pénétrés que de considérations politiques, tout chez eux était ambition et calcul
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Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Histoire des Girondins

Barnave, par un mouvement sublime, s’élança le corps tout entier hors de la portière : « Français, s’écria-t-il, nation de braves, voulez-vous donc devenir un peuple d’assassins ? » Madame Élisabeth, frappée d’admiration pour l’acte courageux de Barnave et craignant qu’il ne se précipitât sur la foule et n’y fût massacré lui-même, le retint par les basques de son habit pendant qu’il haranguait ces furieux. De ce moment-là la pieuse princesse, la reine, le roi lui-même, conçurent pour Barnave une secrète estime.
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Portrait de Charles Augustin Sainte-Beuve Charles Augustin Sainte-Beuve Causeries du lundi

C’est à ce dernier parti que Barnave se rallia franchement, sans arrière-pensée ; mais sa marche ne fut pas exempte d’entraînements, de déviations et d’erreurs. Il se lia dès les premiers mois avec Duport et avec les Lameth, et, jusqu’à la fin, cette étroite liaison subsista sans s’affaiblir. Il appelle ces amis de son choix, à qui il resta de tout temps fidèle, « des hommes remplis de défauts, mais de probité, de caractère et de courage. »
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