Résumé

E. Ducom La Cicoulane, Scènes de la Vie des Landes

Quant à toi, misérable, continua-t-elle en se tournant vers Margaride, je savais bien que je te connaissais ! Tu épouses le vieux et tu fais l’amour avec le jeune ! Il faut vraiment que tu les aies tous ensorcelés ; mais je me charge d’arranger ta face blême de poupée de façon à ce que le diable lui-même ne puisse la raccommoder !
Margaride se serra auprès de Frix, qui se mit à rire. — Allons, Marioutete, dit-il, pas tant de bruit ; tu réveillerais les merles ! Je ne suis plus ton galant ; tu m’as laissé pour Angoulin, et elle a laissé Angoulin pour moi : c’est elle que je dois aimer.
Source : Wikisource

E. Ducom La Cicoulane, Scènes de la Vie des Landes

Quelques messieurs en habit noir, en bottes vernies, en gants blancs, déserteurs du bal communal et amateurs passionnés de ce genre de sport ; écoutaient les récits des écarteurs. Frix, nonchalamment couché sur une chaise renversée, ajoutait la fumée de sa cigarette au nuage qui remplissait la chambre. Silencieux, il pensait peut-être à Marioutete ou à Margaride, lorsqu’il se sentit frappé sur l’épaule, et en se détournant il aperçut un homme de Sainte-Quitterie qui le saluait en souriant.
— C’est vous, Moucadour, dit-il.
Source : Wikisource

E. Ducom La Cicoulane, Scènes de la Vie des Landes

Jean Cassagne accompagna sa nièce jusque chez lui ; il était soucieux. Il comprenait qu’il y avait dans la mort de Frix autre chose qu’un accident. Il connaissait Angoulin et Moucadour ; il soupçonnait un crime. Les cinq mille francs le tentaient, car autant que personne il aimait une bonne affaire ; mais le sang était de trop. Il craignait d’être complice d’un assassinat. Il s’en fallut de peu que Margaride le tirât de cette anxiété. Pendant six mois, elle fut entre la vie et la mort, en proie à des accidens nerveux d’une nature extraordinaire et inconnue dans les campagnes.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature