Résumé

Portrait de Louis Ange Pitou Louis Ange Pitou Toute la vérité au roi sur des faits graves touchant l'honneur de la maison de Bourbon… (1821)

Comme j'ai embrassé la cause de l'autel avant celle du trône, celui qui m'a fait traverser une fournaise, où des millions d'hommes abandonnés aux seules ressources humaines eussent tous été dévorés, m'a déjà donné la plus éclatante des récompenses, en me conservant la force, la santé, le courage et la présence d'esprit pour réclamer mes droits. Le Roi légitime est, pour un chrétien, le représentant visible de Dieu et de l'Etat : comme hommes je paie le tribut à César; comme au représentant de Dieu j'offre au Roi, de tout mon coeur, les intérêts et le capital de celle première somme.
Source : Gallica

Portrait de Louis Ange Pitou Louis Ange Pitou Toute la vérité au roi sur des faits graves touchant l'honneur de la maison de Bourbon… (1821)

L'homme de confiance du prince, convaincu de la justice de la réclamation, cherche, dans l'intérêt de son maître, à convertir cette dette positive en bienveillance ou dette morale. La justice murmure de cette définition. On lui représente la nécessité, les circonstances, le manque de fonds, les réclamations sans nombre dont on est accablé ; on lui dit qu'un monarque peut, comme un particulier, chercher par des voies justes à diminuer la somme de de ses engagemens. La justice se tait, et l'homme du prince est l'homme du gouvernement.
Source : Gallica

Portrait de Louis Ange Pitou Louis Ange Pitou Toute la vérité au roi sur des faits graves touchant l'honneur de la maison de Bourbon… (1821)

J'ai combattu et payé ici, à Paris, centre du Gouvernement; et c'est ici qu'il fallait combattre pour relever le trône, la Monarchie et la légitimité : ma créance est donc imputable au trésor public, comme dette monarchique; à la liste civile, comme dette royale; au domaine ordinaire et extraordinaire, comme dette de l'Etat et du Roi : ma créance est la seule de son espèce. Le Roi pouvait en ordonner le payement par le trésor royal, ou l'affecter à toute autre caisse, comme il a plu à Sa Majesté de la renvoyer au Ministère de sa Maison.
Source : Gallica

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