Jean-Baptiste-Pierre Lafitte

Résumé

Jean-Baptiste-Pierre Lafitte Le docteur rouge. Tome 2 (1844)

LE DOCTEUR ROUGE. 141
— La reine vous aime? répétai-je , mais en parlant si bas qu'à peine ma parole était-elle un murmure, mais en me serrant si près de Struensée qu'en moi-même je me pris à croire que ce n'était pas l'homme qui voulait parler à l'homme, mais l'âme à l'âme.
— Oui, la jeune reine m'aime, me dit-il... Mais, pure et sainte femme ! elle m'aime chastement et royalement, et à ces rares rendez-vous qu'elle m'accorde, jamais elle ne vient seule.
— Quoi! un tiers est initié à ce terrible mystère?
— La fille de Wisby est toujours avec la reine dans nos entretiens.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Pierre Lafitte Le docteur rouge. Tome 2 (1844)

LE DOCTEUR ROUGE. 33
— Ce qui prouve le romanesque, riposta le démonstrateur toujours en verve, c'est ceci : qui ne sait que les penseurs baissent la tête dans l'attitude de la méditation ; que les enthousiastes la tiennent levée vers le ciel ; que ceux ou celles qui font des rêves d'amour la penchent doucement sur l'épaule gauche, comme si les douces images qui leur viennent souvent la faisaient incliner un peu du côté du coeur?
Or, voyez le capuchon du mantelet!
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Pierre Lafitte Le docteur rouge. Tome 2 (1844)

Le parfum que Wisby avait répandu sur ma chevelure avait la même senteur que celui dont était embaumée la chevelure de Struensée.
— C'est un parfum que le roi aime et qui convient à sa nature nerveuse, me dit le jeune ministre. Si vous approchez de Sa Majesté, il faut qu'elle s'y trompe.
— Mais que prétendez-vous? que voulezvous de moi? m'écriai-je, oubliant où nous étions et quelles précautions il fallait prendre.
A cet endroit du récit de Mesmer, le docleur de Wald-Hust se leva vivement.
Source : Gallica

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