Résumé

Fanjat Une adresse illisible, par Fanjat (1862)

C'est le luxe, c'est l'amour !
Ces sinuosités émouvantes du vol des oiseaux, ces balancements des ramées qu'on ressent au coeur, ces ondulations de la lumière et du bruit, — échos et reflets, — le chant et les couleurs, — la voix et la parure :
C'est le luxe, c'est l'amour !
Le sang qui brûle dans les veines, le' frisson qui parcourt les nerfs, l'étincelle qui jaillit des yeux, le soupir qui soulève le sein, le mot qui s'échappe des lèvres, la langueur qui incline le front, le rêve qui anime le sommeil :
C'est le luxe, ô Rosine, c'est l'amour!
Source : Gallica

Fanjat Une adresse illisible, par Fanjat (1862)

Lorsque Rosine voudra revenir en France, — écrivait le comte de Peyrieux au vieux brocanteur, — rien ne l'en empêchera. Si la loi fait défaut, l'épée arrivera. — Et ce qu'on ne peut délier, on le coupe. — Ainsi parlait, dit-on, Alexandre le Grand. — Ce n'était pas trop mal pour son siècle; et moi, tout moderne que je sois, je m'honore de penser de même.
Rosine vous envoie votre portrait, fait d'après un Rembrandt. Si je me connaissais en peinture, je vous dirais que c'est très-beau. Je me borne à affirmer que jamais plus jolis doigts n'ont tenu le pinceau avec plus de grâce et de bonheur.
Source : Gallica

Fanjat Une adresse illisible, par Fanjat (1862)

Le luxe, ai-je dit, c'est la vie, la beauté et la grâce.
La grâce, ô mon aimable correspondante, qu'est-ce donc autre chose — que la vie avec tous ses charmes?
Et qu'est-ce aussi que la beauté, sinon la vie radieuse et plantureuse?
Le luxe, donc, n'est que la vie dans sa plus vive expansion, dans son plus grand développement.
Et alors, douce Rosine, la vie si spacieuse, si éblouissante, cette émanation de l'éternité aussi brillante pour une heure que son foyer même, cela s'appelle : — L'Amour!
Source : Gallica

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