Virginie Nottret

Résumé

Virginie Nottret Angéline et Françoise (1860)

Angéline était vivement émue. « Pauvre Françoise ! s'est-elle écriée, assurez-lui que le souvenir de cet accident est effacé de mon esprit; que j'ai toujours pour elle une vive affection, et que si elle revoit un jour la France, je serai heureuse de la presser dans mes bras. »
Pendant que Mme Raynold parlait ainsi, son époux attachait sur elle un regard empreint d'un légitime orgueil; il est fief, on le voit, de l'épouse qu'il s'est choisie, il admire la générosité de son caractère.
Source : Gallica

Virginie Nottret Angéline et Françoise (1860)

De nouvelles épreuves étaient cependant réservées encore à l'aimable Angéline, mais les premiers temps de son mariage s'écoulèrent au sein d'une douce et calme félicité.
Léon Raynold appréciait chaque jour davantage les qualités de sa jeune compagne ; tous deux étaient sensibles, vertueux, et leurs âmes généreuses s'unissaient dans un même élan d'enthousiasme pour tout ce qui élève et ennoblit l'esprit.
L'artiste avait depuis longtemps formé le projet d'aller à Rome étudier les chefs-d'oeuvre des maîtres de l'art ; il ne lui fut pas difficile de faire partager ce désir à Angéline.
Source : Gallica

Virginie Nottret Angéline et Françoise (1860)

Quand il sortit de l'appartement, la pauvre mère le suivit, épiant avec anxiété les paroles qui allaient sortir de ses lèvres.
— Madame, lui dit-il, les blessures d'Angéline n'ont rien de grave ; ce ne sont que des plaies peu profondes ; ce qui est le plus à craindre, c'est la fièvre que cette commotion va lui occasionner, mais pourtant rassurez-vous, avec des soins et de la prudence, nous en triompherons, je l'espère. Non, non, votre fille ne vous sera point enlevée.
— Est-ce bien la vérité tout entière ? murmura Mme de Solières.
Source : Gallica

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