Résumé

Portrait de Madame Cottin Madame Cottin Elisabeth; ou les Exilés de Sibérie

Springer, le coeur déchiré de sa peine; s'écria, "Ma fille, si votre mère n'y peut consentir, vous ne partirez pas.—Non, ma mère, si tu l'ordonnes, je ne partirai pas, lui dit Elisabeth en l'accablant des plus touchantes caresses; je l'obéirai toujours. Mais peut-être Dieu obtiendra-t-il de toi ce que tu as refusé à mon père; viens le prier avec moi, ma mère; demandons-lui ensemble ce que nous devons faire: c'est la lumière qui guide et la force qui soutient: toute vérité vient de là, et toute résignation aussi."
En priant, Phédora pleura.
Source : Gutenberg

Portrait de Madame Cottin Madame Cottin Elisabeth; ou les Exilés de Sibérie

La jeune fille ne peut croire à tant de bonheur, elle ne peut croire que Smoloff soit là pour sauver son père; cependant c'est sa voix, ses traits, elle ne peut s'y méprendre; elle le regarde en silence, et étend ses bras vers lui comme s'il venait lui ouvrir les portes du ciel. Il court à elle, hors de lui-même; il lui prend la main, il doute presque de ce qu'il voit. "Elisabeth, lui dit-il, est-ce bien toi? d'où viens-tu, ange du ciel?—Je viens de Tobolsk.—De Tobolsk, seule, à pied?"
Source : Gutenberg

Portrait de Madame Cottin Madame Cottin Elisabeth; ou les Exilés de Sibérie

Ce peu de mots confond toutes les idées du jeune homme: troublé, confus, il pressent sa méprise, mais n'en aime pas moins Elisabeth. Il tombe à genoux; elle croit que c'est devant Dieu, non, c'est devant elle; il jure d'obéir. Elle reprend ainsi: "Depuis que j'ai commencé à me connaître, mes parents ont été ma seule pensée, leur amour mon unique bien, leur bonheur le but de ma vie entière. Ils sont malheureux; Dieu m'appelle à les secourir, et il ne vous a envoyé ici que pour m'aider à remplir ma destinée. Monsieur de Smoloff, je veux aller à Pétersbourg demander la grâce de mon père."
Source : Gutenberg

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