Cesare Balbo

Cesare Balbo

Résumé

Portrait de Cesare Balbo Cesare Balbo Trois Nouvelles piémontaises (1835)

Enfin Éric s'arrache de ses bras ; désespéré, il se précipite dans la poussière, aux pieds d'Elzéanire et du sultan.
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—Tous deux je vous implore, par tout ce qui est sacré au ciel et sur la terre. Liberté à Eugilde ! Et sur moi, sur moi toutes vos fureurs ! Elle est femme; elle est amante; le délire de son coeur l'a entraînée sur ce rivage : il serait atroce et honteux; de la punir de son délire. C'est moi qui suis votre ennemi, non pas elle : il n'y a nulle haine en son âme, mais une souffrance d'amour.
Source : Gallica

Portrait de Cesare Balbo Cesare Balbo Trois Nouvelles piémontaises (1835)

Oui, mon père chéri, autant qu'il me sera possible, je modèrerai ma douleur afin de calmer la tienne ; mais sois indulgent. Hélas! je ne suis qu'une femme, mon âme est moins forte que la tienne; permets que je cède quelquefois à l'impérieux désir de porter la main aux blessures de mon coeur déchiré ; que, solitaire, je m'épanche en gémissemens et en prières ; que je me prosterne devant Dieu, pour qu'il écarte le glaive ennemi du sein de
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celui qui est si cher à moi et à toi, de celui que les périls environnent loin de nous; pour le supplier de nous le rendre un jour.
Source : Gallica

Portrait de Cesare Balbo Cesare Balbo Trois Nouvelles piémontaises (1835)

Qu'Éric parte! la vie aura peu de prix pour lui, quand il t'aura laissée parmi les supplices, et quand demain la renommée lui
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apprendra ce que tu auras souffert.
— Je te rends grâce ! oui, grâce ! et dans ta férocité, je te reconnais magnanime. Que l'époux adoré d'Eugilde soit rendu à son fils, et je te bénirai au milieu des tortures. Mais accorde à ta victime une dernière faveur. Que je le voie une fois encore, que je presse sur mon coeur celui pour qui je vivais, pour qui je meurs.
Source : Gallica

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