Résumé

De Préo Le Prisonnier de Russie (3e édition… (1854)

A leurs paroles rapides se mêlaient des sanglots, des larmes et de ferventes prières. Une heure s'écoula ainsi.
Et vous ne parlez pas de votre fils, de votre frère? dit le vieux soldat.
MME FLEURIEN.
Mon fils !
LUCIE;
Ernest, le malheureux Ernest !
LE SOLDAT.
Lui-même. Il à été la consolation, le soutien de son pauvre père. Hélas ! sans lui que serait-il devenu ? que serais-je devenu moi-même?
Mme FLEURIEN.
O Seigneur ! c'est trop de joie à la Fois ; faîtes qu'elle ne soit point troublée par de nouveaux malheurs ! Ernest, Frédéric vient encore! Ils sont ensemble!
Source : Gallica

De Préo Le Prisonnier de Russie (3e édition… (1854)

Bresson prit la parole, et nous dit : Mes compagnons , je comprends-vos regrets et vos voeux. Moi, j'en suis réduit à ne désirer que du travail et du pain. Je suis orphelin , toute ma famille est éteinte , car je ne parle pas d'un-oncle qui m'a dépouillé d'un petit héritage, et qui a fait mourir ma pauvre mère de chagrin. Que dois-je souhaiter dans ma position? le repos et la tranquillité. J'ai fait pour ma patrie tout ce que peut faire un homme de coeur, j'ai assisté à douze batailles rangées, j'ai reçu huit blessures, et jamais je ne me suis plaint de l'oubli dans
lequel on m'a laissé.
Source : Gallica

De Préo Le Prisonnier de Russie (3e édition… (1854)

Ce n'était pas seulement dans l'intérieur du pensionnat que s'exerçait le zèle de Lucie et de sa mère. Ensemble, elles rendaient dans le village tous les services qui étaient en leur pouvoir. Mme Fleurien avait senti son courage renaître dans la pratique des bonnes oeuvres. C'est au pied du lit des malades, c'est en consolant les âmes affligées, que l'on apprend à supporter ses propres infortunes.
Source : Gallica

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