Résumé

Hippolyte Auger Les Perles de Genghiskhan, par Hippolyte Auger… (1859)

L'amour, ce sentiment qui fait la force des femmes, s'était entretenu dans le coeur de Nadine par le culte de la patrie. Le jour de la mort de son bienfaiteur devait la rendre tout entière au seul souvenir qui ne pût s'effacer dans sa pensée, en déchirant le voile instinctif de la pudeur. La jeune fille, courbée par la reconnaissance sous la touchante affection d'un vieillard, se relevait, à l'appel des sens, sans aucun effort de volonté, par la seule impulsion de la nature.
Source : Gallica

Hippolyte Auger Les Perles de Genghiskhan, par Hippolyte Auger… (1859)

Rentré dans son appartement, il eut hâte d'examiner les précieuses perles de Genghis-Khan, dont il venait d'être le possesseur. Il les admira de confiance et sur leur réputation, comme on admire beaucoup de choses et beaucoup de gens dans ce monde ; et, pour la seconde fois, en se livrant à la contemplation de ces joyaux, l'image de la jolie Française lui apparut. Alors, oubliant la vieille Mérope pour songer à mademoisellede Preuilly, pour se bercer de la douce idée de la rencontrer le lendemain chez le banquier, il s'endormit le coeur palpitant et le sourire sur les lèvres.
Source : Gallica

Hippolyte Auger Les Perles de Genghiskhan, par Hippolyte Auger… (1859)

La nuit était obscure et froide ; enveloppé dans son manteau, appuyé contre la grille du square de la place Michel, où demeurait mademoiselle de Preuilly, Dmitri regardait ses fenêtres encore éclairées. Le vent bruissait dans un reste de feuillage ; des voitures passaient rapidement pour conduire, d'un salon à un autre, de jeunes femmes parées ; le monde et la nature, l'amour et la vérité s'entrechoquaient autour de lui comme en lui; une sorte d'orage sourd grondait dans son coeur, dans son esprit, et les commotions électriques allaient de la source du sang à celle des idées.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature