Résumé

Portrait de Frédéric Soulié Frédéric Soulié Un été à Meudon, par Frédéric Soulié… (1836)

Oh! pour tout homme jeune et aux sentimens purs et élevés, l'idée qu'on a espionné son ame, écouté ses soupirs, surpris ces momens d'extase ou de faiblesse, ces doux enivremens, ces enfantillages du coeur qui sont la vie de l'amour, oh! c'est infâme, c'est atroce en effet! mais ce coup, si épouvantable qu'il fût, n'était pas le plus terrible qui dût le briser ce jour-là. Comme il était assis, la tête penchée avec désespoir, il entendit un léger bruit et vit le docteur devant lui, le regardant avec une profonde expression de douleur.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Soulié Frédéric Soulié Un été à Meudon, par Frédéric Soulié… (1836)

Quand madame de Landry n'était pas de la conversation, on balançait entre mesdames A., B., C, D., etc., mais sitôt que le nom d'Albanie de Landry venait à être prononcé, on ne disputait plus que sur elle, on ne balançait plus qu'entre sou nez et son menton : les uns voulaient ses yeux, les autres sa noire chevelure, ceux-ci ses belles mains, ceux-là ses beaux bras, les plus connaisseurs adoraient ses pieds blancs et menus, sa jambe achevée ; les plus grossiers voulaient tout. L'homme est un animal insatiable.
Source : Gallica

Portrait de Frédéric Soulié Frédéric Soulié Un été à Meudon, par Frédéric Soulié… (1836)

Que dire enfin... nous ne voulons faire ici ni un tableau luxurieux , ni une peinture grossière... mais l'ivresse d'un côté, la frayeur de l'autre, furent si puissantes, que Catherine descendit de son rang d'impératrice pour revenir, en réalité et non en souvenir, à ses premières années où plus d'un ivrogne obtint pour quelques roubles ce que Villebois emporta par la force et la menace.
Il n'y a qu'une femme qui peut révélera l'humanité ce qui se passe en sa tête et en sa pensée lorsque pareil malheur lui arrive.
Source : Gallica

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