Résumé

Galerie des femmes de Walter Scott… (1839)

En vain le pâtre allume des feux de joie au tintement de la cloche qui sonne vos épousailles ; en vain le cor de novembre jette sa fanfare hardie au milieu des harpes qui chantent votre hymen ; en vain un nom plus cher que tous les noms vous fait battre le coeur lorsqu' il arrive, mêlé au bruit de la gloire, comme au doux parfum à la brise d'été ; ce nom, pareil aux sons confus que l'on entend en rêve, quand on a seize ans, qu' on est belle et fiancée comme vous, Édith,
ce nom ne vous dit pas : Bonheur ! car le tendre instinct de votre innocence vous le dit, vous n'êtes point aimée.
Source : Gallica

Galerie des femmes de Walter Scott… (1839)

En s'aimant, elles semblent avoir obéi à cette volonté suprême qui ne veut pas d'uniformité, et qui, cependant, veut l'harmonie. Riez, Julia. Dites vos tendres plaintes, Lucy ! Soyez belles chacune à part, et encore plus belles quand vous êtes ensemble ! Vous , votre mélancolie est suave ; vous, votre gaieté a de l'effusion. Rêvez d'innocente coquetterie, Julia ! Rêvez de tendresse et d'amour, Lucy ! et, bien que ces deux rêves paraissent éloignés, vous verrez un jour qu'ils se touchent, comme deux points de l' horizon sont unis par les deux extrémités du même arc-en-ciel.
Source : Gallica

Galerie des femmes de Walter Scott… (1839)

Isabelle, vous êtes à moi ! et, alors, que deviendra le serment qu'elle a fait en secret, dans ses prières du soir, tète-àtête avec Dieu, de n'appartenir jamais qu'à Patrick ? Elle est belle,
elle est jeune, elle aime, la fille de Richard Vere : beauté, jeunesse, amour, tout ce qui fait la parure du visage et de l'ame, va se flétrir, elle le sait bien, sous sa triste couronne de mariée. Comment survivra-t-elle à la douleur quand, de ses propres mains , il lui faudra arracher jusqu'à la racine l'espérance qu'avec tant de joie elle cultivait dans son coeur ?
Source : Gallica

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