Virginie Nottret

Élements biographiques

Virginie Nottret Récompense du travail (1860)

Mais, continua-t-elle en s'adressant à Marie, y a-t-il longtemps déjà que vous souffrez ainsi ? avez-vous consulté un médecin?
— Non, madame, mais à quoi bon? que pourrait-il faire? c'est le chagrin qui me lue et m'accable. Notre; bon père, faussement accusé, nous a été enlevé, et lui dont la vie a été toute de dévouement et d'abnégation, lui, l'honneur, la probité même, il gémit sous les verrous d'une prison; c'est là une pensée qui me désespère. Vous êtes mille fois trop bonne d'être venue vers nous ; ne savez-vous pas que le monde nous regarde comme les enfants d'un voleur?
Source : Gallica

Virginie Nottret Angéline et Françoise (1860)

Angéline était vivement émue. « Pauvre Françoise ! s'est-elle écriée, assurez-lui que le souvenir de cet accident est effacé de mon esprit; que j'ai toujours pour elle une vive affection, et que si elle revoit un jour la France, je serai heureuse de la presser dans mes bras. »
Pendant que Mme Raynold parlait ainsi, son époux attachait sur elle un regard empreint d'un légitime orgueil; il est fief, on le voit, de l'épouse qu'il s'est choisie, il admire la générosité de son caractère.
Source : Gallica

Virginie Nottret Simples historiettes pour l'enfance (1853)

Vous connaissez tous l'inimitié qui a existé entre mon frère et moi ; vous l'avez vu cesser sans en connaître les motifs, eh bien ! ce tableau est un instrument dont la Providence s'est servie sans doute pour ramener la concorde entre nous. Il est l'ouvrage de mon fils : difficultés de tout genre, travail, fatigue, rien n'a rebuté le pauvre enfant, animé par le but qu'il poursuivait. Un jour enfin, il est venu tout ému déposer à mes pieds cette toile où, à force de peine et d'efforts, il était parvenu à retracer un souvenir d'enfance qui devait faire impression sur mon coeur.
Source : Gallica

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