Virginie Nottret

Résumé

Virginie Nottret,  Récompense du travail (1860)

“ Cependant M. de Monval avait pris lui aussi d'activés informations, et Joseph Simon allait partir pour son travail, quand il entendit une voiture s'arrêter dans la rue et un pas retentir sur l'escalier. Marie se leva ; elle se sentait pâle et tremblante comme à l'approche d'une catastrophe.
La porte s'ouvrit pour donner passage à un homme jeune encore, à la mise élégante et soignée; c'était le baron de Monval. Il s'avançait grave et sérieux, presque persuadé qu'on allait nier la trouvaille du bracelet, et qu'il lui faudrait faire appel à la menace, à l'intimidation.
”
Source : Gallica

Virginie Nottret,  Récompense du travail (1860)

“ Mais, continua-t-elle en s'adressant à Marie, y a-t-il longtemps déjà que vous souffrez ainsi ? avez-vous consulté un médecin?
— Non, madame, mais à quoi bon? que pourrait-il faire? c'est le chagrin qui me lue et m'accable. Notre; bon père, faussement accusé, nous a été enlevé, et lui dont la vie a été toute de dévouement et d'abnégation, lui, l'honneur, la probité même, il gémit sous les verrous d'une prison; c'est là une pensée qui me désespère. Vous êtes mille fois trop bonne d'être venue vers nous ; ne savez-vous pas que le monde nous regarde comme les enfants d'un voleur?
”
Source : Gallica

Virginie Nottret,  Récompense du travail (1860)

“ Joseph Simon amena lui-même la conversation sur sa découverte de la veille, il annonça l'intention où il était d'aller, avant de retourner au travail, faire quelques courses pour savoir si le bracelet n'avait pas été réclamé.
En entendant ces paroles, Marie dévint si pâle, si émue que son père s'en aperçut bien vite :
— Qu'as-tu donc? lui dit-il ; tu parais toute triste,
— Oui, mon père, je suis bien tourmentée en effet, fit la jeune fille en fondant en larmes ; après votre départ, un domestique en livrée est venu réclamer le bracelet perdu par sa maîtresse, a-t-il dit.
”
Source : Gallica

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