Marceline Desbordes-Valmore

Marceline Desbordes-Valmore

Résumé

Portrait de Marceline Desbordes-Valmore Marceline Desbordes-Valmore Le Livre des Mères et des Enfants…

Réjouis-toi, Georges. Notre ami est plus près que nous da ciel. Le ciel est à lui, vois-tu? et je le lui ai rendu tout à l'heure; regarde mes yeux... Je ne pleure plus. Georges cacha sa tête sur la fenêtre, et demeura pétrifié de douleur.
—Ah! Marie! dit-il enfin, rouge de reproche et de passion, tu m'as pris mon ami. Tu ne m'aimes pas; tu n'aimes pas l'oiseau non plus, puisque tu l'as ainsi délivré.
—Délivré! tu sens toi-même que c'est une délivrance. Tais-toi donc, mon frère; et pense qu'il n'était à nous que pour le guérir, le recevoir en passant, comme un pèlerin blessé.
Source : Gutenberg

Portrait de Marceline Desbordes-Valmore Marceline Desbordes-Valmore Le Livre des Mères et des Enfants…

Au milieu de sa mélancolie, à demi-déshabillé sur son lit, où l'on voyait à peine clair par une petite fenêtre, et par un reflet de la lune, abîmé dans mille pensées de crainte pour demain! d'espoir dans la clémence de sa mère, de son père offensé, et de son Dieu fléchi, une fraîche idée se glissa dans la mémoire d'Oscar: Ses billes! tout l'avenir s'arrangea devant ses yeux. L'argent était dévoré, le chapeau disparu dans le naufrage, mais ses billes! si polies, si bien veinées, si transparentes qu'on pouvait regarder le soleil et la chandelle au travers.—Oh! mes billes comptons mes billes!
Source : Gutenberg

Portrait de Marceline Desbordes-Valmore Marceline Desbordes-Valmore Le Livre des Mères et des Enfants…

LE PETIT BERGER.
J'aime la campagne; je suis bien sûre que vous l'aimez aussi. C'est un grand jardin sans murailles, sans rideaux, sans jalousies. Rien n'y cache le lever du soleil; il se couche devant vous, et l'on sent jusqu'au dernier de ses rayons qui nous dit à tous:—A revoir!
La nuit aussi est animée de bruits qui réjouissent l'ame à demi endormie. C'est un grillon caché dans le four. L'enfant rit quand il l'écoute; car sa mère, qui sait tout, dit qu'il porte bonheur au village. C'est partout des amis qui se bougent, qui respirent à l'entour de vous.
Source : Gutenberg

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