De Permon

Résumé

De Permon,  Irène. Tome 2 (1828)

“ Je pris sa main, elle était brûlante, et son regard d'une immobile fixité. « Irène , chère moitié de ma vie, c'est Jules, c'est ton époux qui est ici, tout près de toi ; réponds-moi, regarde-moi; qu'un léger serrement de ta main m'annonce que tu m'entends? » Hélas ! cette main que je couvrais de baisers et de larmes, ne m'annonçait par aucun mouvement le moindre signe de connaissance.
Irène s'endormit: son teint était moins animé, et son sommeil fut paisible : elle se réveilla vers cinq heures du matin. En ouvrant les yeux , elle nous vit, son père et moi , et nous reconnut aussitôt.
”
Source : Gallica

De Permon,  Irène. Tome 2 (1828)

“ Irène, transportée inopinément dans un monde pour ainsi dire nouveau, dut en ressentir les vicissitudes. Autour de nous , près de nous, succombaient des hommes d'un tempérament robuste. L'oeil s'habituait à ces tableaux lugubres , parce que l'intensité du froid enlevait à chacun sa force morale , changeait ses idées ordinaires, et anéantissait ces mouvemens généreux de l'ame, qui nous font si naturellement compatir aux maux de nos semblables. Eh bien! maigre la triste réalité du tableau que je viens de retracer, Irène conservait la force de son esprit, et la sensibilité exquise de son coeur. ”
Source : Gallica

De Permon,  Irène. Tome 2 (1828)

“ Elle environnait Fédor dans ses bras, elle baisait ses lèvres, ses yeux et son front; elle tenait sa main fixement placée sur son coeur, et l'anxiété la plus vive se peignait dans tous ses traits. La chaleur et des frottemens réitérés produisirent d'heureux effets : Fédor ouvrit les yeux et respira librement. Dans la circonstance où nous nous trouvions, la joie était un sentiment dont Irène était hors d'état d'exprimer les élans;- mais ses paroles donnèrent une idée de l'état de son coeur ; elle pleura abondamment en prenant Fédor sur son sein. ”
Source : Gallica

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