Résumé

Clémence Badère Hermance de Meyran, ou Une noble de nos jours (1879)

La marier ! dit le baron. Mais vous savez bien, ma mère, que je la destine à Lucien, et je ne pensais guère à un voyage pour elle en ce moment ; cela viendrait déranger mes projets ; j'ai vu hier le comte de Cesy, le père de Lucien, et nous sommes convenus que je parlerai aujourd'hui à Hermance pour conclure ce mariage.
– Oh ! n'y comptez pas, dit la baronne ; elle n'aime pas Lucien, et elle ne l'épousera jamais.
– Comment, dit le baron vivement contrarié, elle ne l'épousera jamais. Mais elle n'a pas
non plus, que je sache, l'intention d'épouser Henri Beauchamps.
Source : Gallica

Clémence Badère Hermance de Meyran, ou Une noble de nos jours (1879)

Du courage, Henri, dit-elle alors en lui tendant la main qu'il couvrit de baisers passionnés.
– Oh ! puissiez-vous avoir raison, Hermance ! dit-il enfin encouragé par ces bonnes paroles de la jeune fille. Il ne faut peut-être pas douter du bonheur ; je puis, comme vous le dites, arriver à une autre position et je ferai mon possible pour que cela soit bientôt.
Pour vous mériter, pour vous posséder, il me semble que je soulèverais un monde.
Hermance, le regard voilé par de douces larmes, avait oublié sa main dans celle d'Henri, ses yeux rencontrèrent les siens.
Source : Gallica

Clémence Badère Hermance de Meyran, ou Une noble de nos jours (1879)

Après ce quadrille, il s'abstint de danser, car ce genre de plaisir avait pour lui peu d'attraits.
Il se retira dans l'embrasure d'une fenêtre, auprès d'une jardinière dont les fleurs un peu fatiguées par l'atmosphère du salon penchaient mollement leur calice.
Il contempla l'ensemble du bal. Peu à peu son esprit s'égara dans de vagues rêveries, les sons de l'orchestre n'arrivèrent plus que confusément à son oreille.
Il pensait à Hermance, et ses pensées étaient tristes. Il comprenait qu'il lui faudrait tenir caché au fond de son coeur l'amour qui le brûlait.
Source : Gallica

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