Résumé

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet La malédiction de Paris ; précédée des Souvenirs d'une cigale pythagoricienne (1852)

Au désert quand les colonnes de sable, poussées par le vent du midi, ont disparu à l'horizon, quand le nuage de feu du simoun a glissé sur la surface de la plaine, comme un sanglant oiseau de proie, c'est mon tour à moi, le lion. Plus redouté que la colonne de sable et que le simoun, je règne après ces deux fléaux mes ainés. Alors tout ce qui se meut, tout ce qui respire dans l'étendue est à moi.
Source : Gallica

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet La malédiction de Paris ; précédée des Souvenirs d'une cigale pythagoricienne (1852)

L'été nous allions chercher dans les halliers des mûres et des fruits d'airelle; nous découvrions les gâteaux de miel oubliés par les abeilles dans le tronc des vieux mélèzes. Souvent nous bâtissions des huttes de feuillage et la nuit, quand le vent sifflait, en chassant les nuages sur les crêtes désertes, quand l'avalanche rugissant avec le tonnerre roulait dans les gorges de la montagne, quand les glaçons se heurtaient avec fracas en se détachant des cimes où règne l'hiver éternel, nous mêlions
avec délices nos grondements sourds au bruit de la nature en colère.
Source : Gallica

Portrait de Élie Berthet Élie Berthet La malédiction de Paris ; précédée des Souvenirs d'une cigale pythagoricienne (1852)

Oh ! j'étais bien heureuse quand j'étais jacinthe ! La sève montait toute seule dans ma tige, et là beauté me venait avec là séve;
la nature me souriait comme une mère. Un éther aussi léger que le duvet de la pêche me revêtait mollement. Le ruisseau apportait à mes pieds de petites bulles de cristal qui brillaient comme des perles. Souvent une fourmi, embarquée sur une feuille morte, venait aborder près de moi
Source : Gallica

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