Résumé

Alphonse Depuiset Le monde des papillons : promenade à travers champs (1867)

Avec un peu d'habitude, il n'est pas plus difficile de reconnaître par la forme des laissées la tribu & le genre d'une chenille, que de reconnaître un papillon à sa manière de voler. Le papillon plane, le satyre sautille, la nymphale vole follement, la phalène vole sans bruit, comme un oiseau de nuit, l'hépiale rase la terre & retombe sans fournir une longue course, la zygène part lourdement en ligne droite, le sphinx fend l'air, la noctuelle décrit des courbes, le bombyx vole comme un fou & semble vouloir se cogner à tous les arbres.
Source : Gallica

Alphonse Depuiset Le monde des papillons : promenade à travers champs (1867)

Couché à plat ventre dans les herbes, je passe des heures entières à suivre avec admiration les moeurs d'un être microscopique. Dans une touffe de lichen grouille un monde mystérieux qui vit, aime, s'agite, en proie à des instincts plus sûrs que nos passions illogiques & confuses. La beauté de ce petit monde se révèle bientôt à celui qui l'observe avec amour. La couleur & la forme sont aussi riches dans le moindre détritus de l'écorce d'un arbre de la forêt que dans la forêt tout entière. Qu'ai-je besoin d'aller chercher des splendeurs pittoresques au fond des contrées lointaines ?
Source : Gallica

Alphonse Depuiset Le monde des papillons : promenade à travers champs (1867)

« Elle est par trop farouche ! dit Pigeot, voilà ce pauvre papillon qui va chercher femme ailleurs.
– Détrompez-vous, lui répondit notre savant, c'est une feinte. Attendez. »
La femelle, ne voyant plus personne, ouvrit lentement ses ailes & les abaissa pour un instant sur un plan horizontal. Nous étions à la regarder, étalée au soleil, quand tout d'un coup le mâle, rapide
comme une flèche, fondit sur elle, sans lui donner le temps de replier ses ailes.
Source : Gallica

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