Charles Maquet, Les orages de la vie (1861)
“ Suzanne est timide, malgré sa beauté, parce qu'un mot d'amour n'a pas encore frappé son oreille. Camille, sûre d'être aimée, attend avec confiance, et prend tout ce qui l'entoure à témoin de son bonheur. Tandis que Lucien observait, il était observé à son tour. Sur son visage mobile, l'ex-avoué épiait d'un oeil vigilant les moindres nuances. — L'une lui plaît, l'intéresse, se disait le tuteur ; mais il admire l'autre. S'il est sensible au charme, à la grâce, à la poésie, il épousera Suzanne. Si la franchisé et la fierté le déduisent, il deviendra l'époux de Camille. ”
