Charles Maquet

Résumé

Charles Maquet Les orages de la vie (1861)

Suzanne est timide, malgré sa beauté, parce qu'un mot d'amour n'a pas encore frappé son oreille. Camille, sûre d'être aimée, attend avec confiance, et prend tout ce qui l'entoure à témoin de son bonheur.
Tandis que Lucien observait, il était observé à son tour.
Sur son visage mobile, l'ex-avoué épiait d'un oeil vigilant les moindres nuances.
— L'une lui plaît, l'intéresse, se disait le tuteur ; mais il admire l'autre. S'il est sensible au charme, à la grâce, à la poésie, il épousera Suzanne. Si la franchisé et la fierté le déduisent, il deviendra l'époux de Camille.
Source : Gallica

Charles Maquet Les orages de la vie (1861)

Non-seulement vous aurez sa manière, mais encore ce quelque chose... ce je ne sais quoi, qu'on n'a pas toujours.
— Oh ! dit le rapin rouge de plaisir, vous exagérez !
— Allons donc, mon cher ami, vous ne seriez pas le premier. Rubens a dépassé son maître ; Raphaël a éclipsé le Pérugin. Mon cher monsieur Pépin, Dieu a mis en vous le foyer du génie; une étincelle y mettra le feu. Que faut-il pour cela? un rien, un hasard, un peu d'amour, peut-être. Vous êtes dans l'âge des passions.
Une femme, c'était le rêve, l'idéal de Pépin.
—C'est par là que se révèlent les grands hommes, continua Roger.
Source : Gallica

Charles Maquet Les orages de la vie (1861)

Cher petit portrait, si l'âme de René pouvait passer en toi !
En ce moment elle entendit du bruit dans la pièce voisine et s'enfuit.
Je fus saisi de cette révélation ! O nature, me dis-je, quel admirable travail que le tien ! Cette enfant, que naguère j'ai vu bercer par sa nourrice; cette Madeleine, qui, tout à l'heure encore, s'amusait d'un jouet, et rieuse du matin jusqu'au soir traversait, la galerie comme une folle, la voilà femme ; elle aime ! La frêle créature est devenue forte et peut lutter avec les chagrins de ce monde!
Source : Gallica

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