Wilfred Monod, Le problème du bien : essai de théodicée et journal d'un pasteur… (1934)
“ Derrière ces mots, qu'y a-t-il au juste? Les mathématiciens n'essayent pas de visualiser les contrecoups possibles, dans l'univers concret, de leurs calculs. Ils alignent les chiffres, étagent les nombres, dessinent l'arabesque des équations, et ne se demandent point si la réalité physique répond : « Présente! » Par exemple, est-ce que le monde astronomique se dilate, oui ou non, devant nos yeux effarés, comme une bulle de savon?... Peu importe ce que les opérations du calculateur suggèrent ; pourvu que les règles du comput abstrait soient observées, l'arithméticien se déclare satisfait. ”
