Lazare Carnot,
La fusion des partis : mémoire adressé au Roi…
(1888)
“ Les promesses d'un roi devraient rassurer tous les citoyens, et cependant l'inquiétude plane sur eux de plus en plus; elle plane sur leur existence, sur leur honneur, sur leurs propriétés. On se défie de l'arrière-pensée d'un prince, auquel, en si peu de temps, on a déjà fait éluder tant de fois ses promesses; on aime à croire cependant que ces fausses mesures ne viennent pas de lui, mais elles n'en portent pas moins atteinte à la dignité royale. Pardonner n'est point oublier, car l'oubli gagne les cœurs, et le pardon les ulcère. ”

