Lazare Carnot,
La fusion des partis : mémoire adressé au Roi…
(1815)
“ Il est donc déjà démontré que l'état de civilisation le plus désirable exige le sacrifice d'une portion de la liberté naturelle. Mais l'expérience démontre aussi que sous un despotisme absolu, qui est l'autre extrême, les lumières s'éteignent insensiblement, les arts cessent d'être cultivés, l'émulation disparaît, chacun devient indifférent à la gloire nationale et à la prospérité publique; de sorte que l'agriculture, le commerce et la population s'anéantissent graduellement. C'est donc entre la liberté absolue et le pouvoir absolu qu'existe le maximum cherché de la prospérité nationale ”
