Résumé

Entretiens d'un père de famille… (1815)

S'il faut l'en croire , la trahison est gloire et triomphe ; la honte est honneur ; le crime est vertu ; le parjure est délicatesse de conscience; la félonie est fidélité; l'usurpation est légitimité; l'ambition la plus furieuse est dévouement ; le despotisme est liberté ; la représentation nationale est esclavage ; le caprice d'un seul est volonté du peuple ; le trouble est l'ordre ; la guerre avec tout l'univers est la paix générale
Source : Gallica

Entretiens d'un père de famille… (1815)

S'il est forcé de punir, il en coûtera beaucoup à son coeur ; mais il aime tant à pardonner ; il sait si bien apprécier la faiblesse des hommes , l'influence d'une révolution si désastreuse et si prolongée ; il inspire une si grande confiance que nous devons être tous rassurés sur ses intentions. S'il inflige des peines , elles ne tomberont qu'avec indulgence sur les coupables. Ils sentiront eux-mêmes qu'ils ont mérité des châtiments plus exemplaires ; ils ne seront pas tout-à-fait étrangers aux acclamations , aux réjouissances et au bonheur de la France.
Source : Gallica

Entretiens d'un père de famille… (1815)

Tout ce que la violence a produit s'évanouira comme un songe ; l'appareil formidable de guerre se dissipera par enchantement. A cette agitation fébrile succédera le calme le plus parfait ; aux angoisses de la mort, la sérénité de coeur et d'esprit. Si une seule année du règne de Louis XVIII avait réparé tous nos maux; si le souvenir de ce temps heureux a suffi pour énerver toutes les forces de notre ennemi et le réduire à sa nullité , que ne devons-nous pas espérer d'un avenir dont l'amour du Roi, sa profonde sagesse et la supériorité de ses lumières nous garantissent la prospérité !
Source : Gallica

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