Bernard-Simon-Laurent Debauve

Résumé

Bernard-Simon-Laurent Debauve La France ne saurait périr, par Debauve (1818)

Patrie, indépendance, sont les mots magiques avec lesquels l'on a tout fait et l'on peut tout faire. On a vaincu l'Europe, et l'on pourrait encore la vaincre si elle voulait partager la France, aujourd'hui que la patrie et le roi, dont on voudrait en vain séparer les Français, se confondent dans leur coeur et dans leur esprit. En effet, peut-on se flatter de subjuguer une nation capable de tout entreprendre, de tout souffrir, lorsqu'il s'agit de défendre la patrie?
Source : Gallica

Bernard-Simon-Laurent Debauve La France ne saurait périr, par Debauve (1818)

L'honneur, est chez cette nation la première de toutes les propriétés. Montesquieu dits
(87) L'honneur, chez les Français, est le trésor sacré de la nation, et le seul dont le souverain n'est pas le maître.
Une nation sur qui l'honneur a tant de pouvoir, ne saurait accepter des fers de l'étranger qui dans tous les temps a fait le malheur de la France, et l'a punie de sa confiance.'
L'honneur , ce talisman qui a tant de pouvoir sur le coeur des Français, joint à la valeur, sauverait donc la France , la rendrait célèbre et puissante, si l'étranger voulait faire une nouvelle invasion.
Source : Gallica

Bernard-Simon-Laurent Debauve La France ne saurait périr, par Debauve (1818)

La victoire, disait le grand Frédéric, reste à celui qui a le dernier écu. Voudrait-on l'enlever de la France? voudrait-on placer le Français entre la conscience et l'estomac ? La conscience dit : Sois honnête homme ; l'estomac dit : Pense à moi, si tu veux exister. L'estomac de bien des gens crie plus haut que la conscience. Ceux à qui la conscience dirait de ne pas cesser d'être honnêtes gens, après avoir épuisé toutes leurs ressourses, se résigneraient à mourir de misère plutôt que de faire tort à personne.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature