François Barbé de Marbois,
Journal d'un déporté non jugé ou déportation en violation des lois…
(1834)
“ Le temps, qui met un terme à toutes les choses humaines, finira aussi mon exil, soit en me ramenant sur ma terre natale, soit en me réunissant à mes compagnons dans le cimetière de Sinnamari. Mais une mort prématurée, inutile, ne pourrait être d'aucun avantage à ceux qui l'auraient commandée; tandis que mon rappel, suivi d'un jugement, est un acte d'équité qui honore mon pays, et rend aux lois leur vigueur, à la constitution son éclat. Plein de cet espoir, je cesse de me croire isolé, car la justice est chère aux hommes ! et mes amis joindront leur voix à la vôtre pour demander qu'on me juge. ”

