Maxime Vuillaume,
Mes cahiers rouges au temps de la Commune
(1900)
“ C’est la déroute, l’annonce des représailles toutes proches, des fusillades en masse, des cours martiales et de leurs horreurs.—Il nous faut les otages! crie quelqu’un dans un groupe.Et l’on répète partout:—Il nous faut les otages! Qu’on exécute le décret!La loi des otages, votée le 5 avril à l’Hôtel de Ville, n’a jamais été appliquée. Les prétextes n’auraient certes pas manqué. Mais les pourparlers entamés avec Versailles, pour l’échange de l’archevêque contre Blanqui, avaient fait que malgré les massacres répétés de prisonniers, le décret n’avait pas été mis à exécution. ”
