Résumé

Portrait de Jules Gustave Prat Jules Gustave Prat Les Exploits du Deux-Décembre, récits d'histoire contemporaine par J.-G. Prat… (1872)

Ils cessent tout mouvement, et retiennent leur haleine.
C'étaient, par bonheur, deux habitants de Salernes.
— Ne craignez rien, leur dirent ces deux hommes, en les apercevant, nous ne vous vendrons pas. Tâchez de vous sauver.
Et ils passent rapidement leur chemin, sans s'arrêter, sans retourner la tête, sans essayer de porter le moindre secours à ces infortunés ; tant la terreur des excès commis par les soldats du coup d'État avait glacé le courage au coeur de tous les gens du pays.
— Il ne faut compter que sur nous, Antoine, dit Giraud. Allons ! prends ma main. Essayons de nous lever.
Source : Gallica

Portrait de Jules Gustave Prat Jules Gustave Prat Les Exploits du Deux-Décembre, récits d'histoire contemporaine par J.-G. Prat… (1872)

Un gendarme menait la noce. Un seul gendarme, l'oeil droit couvert d'un bandeau noir. Cet oeil, disait-il, lui avait été arraché avec un clou, par les insurgés, au milieu d'outrages et d'insultes inexprimables. Brûlant de venger ce barbare attentat commis sur sa personne, il avait réclamé pour lui seul la faveur insigne d'exécuter les quatre prisonniers. Incapable, dans son tendre coeur, de résister à une supplication si honorable, le capitaine Houlez s'était empressé, naturellement, de faire droit à sa requête.
Source : Gallica

Portrait de Jules Gustave Prat Jules Gustave Prat Les Exploits du Deux-Décembre, récits d'histoire contemporaine par J.-G. Prat… (1872)

Devant soi, à une longue distance, se déroulaient les riches campagnes de Lorgues, couvertes d'oliviers, de vignes aux pampres encore rouges, de bouquets de chênes verts, et d'un reste de paille jaunissante. A droite, dans le lointain, par derrière des collines verdoyantes, se dressaient dans une teinte vaporeuse, d'un bleu fortement accusé, les croupes majestueuses des montagnes des Maures. La nature, au moment de s'endormir du sommeil de l'hiver, conviait toujours les êtres à la vie. Les hommes, eux, avaient décrété la mort.
Source : Gallica

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