Résumé

Hippolyte Maquan Insurrection de décembre 1851 dans le Var… (1853)

C'est par moi que des sens tombent les lourdes chaînes, Que de l'homme renaît le coeur désenchanté : Car je puis seule offrir aux souffrances humaines L'abri de l'espérance et de la charité.
A ma voix, l'exilé retrouve une patrie, Le crime un repentir, le désespoir des pleurs , L'innocence opprimée et la vertu flétrie Des palmes et des fleurs.
Sans moi, l'essor des arts et l'élan du génie Poussent l'homme égaré vers le gouffre du mal ; Sans moi, tout feu s'éteint, toute gloire est ternie, Tout se resserre et meurt, dans un cercle fatal.
Source : Gallica

Hippolyte Maquan Insurrection de décembre 1851 dans le Var… (1853)

Cette chute n'est pas un deuil. Place au nouvel exil !... et laissons passer l'Homme :
Prince, il n'est point découronné ; La France était sa ferme et non pas son royaume ;
Ce n'est qu'un père infortuné!...
Oh ! la chute, le deuil et le malheur immense ,
C'est le frein social détruit. C'est un peuple sans foi, poussé par la démence
Vers les abîmes, dans la nuit. Ah ! c'est l'humanité dont la vie agonise
En proie à la corruption, Et cherchant, dans l'esprit du mal qui galvanise ,
L'esprit de résurrection.
Source : Gallica

Hippolyte Maquan Insurrection de décembre 1851 dans le Var… (1853)

Vers midi, arrive du Luc une première dépêche, annonçant à M. de Romand le début de l'insurrection dans cette commune. Ce début semble présager de graves évènements. Quelques groupes stationnent sur l'esplanade.
A mesure que le rassemblement augmente, l'audace suit la progression du nombre.
Les murmures se changent en rumeurs, les rumeurs dégénèrent en vociférations.
Les multitudes en révolte s'enivrent de bruit, comme une foule en armes s'exalte à l'odeur de la poudre.
Source : Gallica

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