Résumé

Décembre-Alonnier Histoire des conseils de guerre de 1852… (1869)

Et ce n'était pas l'insurrection qu'on réprimait avec tant de sévérité, puisque, de l'aveu des autorités des Basses-Alpes, la tranquillité n'avait pas un instant cessé de régner dans ce département. Il n'y avait pas d'insurgés ; mais seulement des hommes qui voulaient conserver leur liberté et se soustraire aux violences dont ils étaient menacés ; aussi se sent-on le coeur navré au récit de ces rigueurs inutiles, peut-être complètement imméritées, et que l'histoire enregistrera dans ses plus sombres pages.
Source : Gallica

Décembre-Alonnier Histoire des conseils de guerre de 1852… (1869)

Escoffier se mit en marche avec sa bande; mais à peine était-il parti, que, malgré Godefroid qui s'était constitué mon défenseur, cette avant-garde de Manosque força la prison. Dans cette troupe je remarquai un jeune homme en proie à la plus vive exaltation; il était vêtu d'une blouse blanche, et portait à sa casquetteun ruban rouge; il brandissait son sabre autour de moi ; sa figure me frappa.
Source : Gallica

Décembre-Alonnier Histoire des conseils de guerre de 1852… (1869)

La journée du dimanche, 7 décembre, fut épouvantable : c'est dans la matinée de ce jour-là qu'eurent lieu la capitulation du commandant du dépôt et le désarmement de la gendarmerie. Les insurgés, venus en armes, étaient au nombre, d'environ six mille. Tous portaient des Cravates, des ceintures et des bonnets rouges. La plupart d'entre eux agissaient, assure-t-on, sous l'empire de la peur et ne s'étaient joints aux chefs de la révolte que parce qu'ils étaient menacés par les meneurs d'être fusillés. Voilà comment les socialistes comprennent la liberté et la fraternité !
Source : Gallica

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