Résumé

Noël-Joseph Proché Annales de la ville d'Agen, pour faire suite à l'"Abrégé chronologique des antiquités" (1884)

Toutes les rues où devait passer le cortège, depuis la mairie, la place du Marché, les rues Molinier, du Pin, des Remparts, de Saint-Jean, du Temple, Saint-Gilis, Marché au blé, Sainte-Anguille, Porte-Neuve, du Cat et Pont-de-Garonne pour aller à l'église Notre-Dame, étaient ornées de guirlandes de chêne et de fleurs traversant les rues
et se croisant en tous sens. On voyait en plusieurs lieux le buste du Roi, et les images des Bourbons. Des drapeaux blancs étaient à toutes les fenêtres. La fête avait été annoncée la veille par des décharges d'artillerie et le son de la cloche de la Commune.
Source : Gallica

Noël-Joseph Proché Annales de la ville d'Agen, pour faire suite à l'"Abrégé chronologique des antiquités" (1884)

On n'entendait de toutes parts que les cris de Vive le roi ! Vive la paix ! mêlés au son des cloches et au bruit de l'artillerie. Le cortège se retira sur la place de la mairie, après avoir accompagné le préfet à son hôtel. On observa que le général Gaussard et la troupe de ligne n'en faisaient point partie ; mais les soldats se joignirent au peuple et témoignèrent leur joie en réunissant leurs acclamations à celles des citoyens ; plusieurs d'entr'eux se pourvurent de cocardes blanches, au risque d'être blamés de leurs officiers qui ne voyaient pas avec plaisir ce nouvel ordre de choses.
Source : Gallica

Noël-Joseph Proché Annales de la ville d'Agen, pour faire suite à l'"Abrégé chronologique des antiquités" (1884)

A la tète du cortège, était la musique et, comme les anciens tambours s'étaient jetés, le 29 Juin, du côté des Bonaparte, hagarde nationale, les avait refusés, et s'en était procuré d'autres. La cathédrale était pleine, de sorte qu'il ne pouvait plus y entrer personne. Du moment que le Te Deum eut commencé et pendant l'Exaudiat, on n'a cessé de crier : Vive le Roi ! Vivent les Bourbons ! Ces acclamations étaient répétées au dehors par un peuple immense. Jamais les cris du coeur ne se sont mieux fait entendre.
Source : Gallica

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