Résumé

Conseils de guerre de Versailles… (1871)

Tout l'auditoire, se lève; c'est à qui verra et reconnaîtra le premier ces tristes héros de la Commune et du comité central.
Ferré ouvre la marche. C'est un petit homme de vingt-cinq à trente ans, au nez busqué, un bec d'aigle, aux yeux brillants derrière le lorgnon qui les abrite sans cesse, aux dents blanches comme celles d'une bête fauve, il porte toute sa barbe d'un noir de jais et est vêtu avec une certaine élégance. C'est bien là le digne aide du bourreau Raoul Rigault.
Assi le suit, désolé sans doute d'être le second. Il est en uniforme de colonel, uniforme qu'il ne quitte jamais.
Source : Gallica

Conseils de guerre de Versailles… (1871)

C'est toujours l'Assi de l'Internationale, au sourire sot et vaniteux; celui qui, à la 6e Chambre, s'était hissé jusqu'au banc supérieur des prévenus, où il restait debout pour être mieux vu. Tout le fanfaron de la Commune est dans ce seul fait.
Urbain, trapu, commun, est le troisième; il ne jette même pas un regard vers sa maîtresse; et Billioray, un grand bellâtre blond, semblant parfaitement satisfait de sa personne, prend place auprès de lui.
C'est ensuite Trinquet, un ouvrier cordonnier; il en a toute la tournure ainsi que Champy, qui ne lui cède en rien en distinction.
Source : Gallica

Conseils de guerre de Versailles… (1871)

Le peuple était excité; il était indispensable, pour éviter la ruine, de ne pas priver les hommes armés des ressources auxquelles ils se croyaient des droits. Je désirais que cette insurrection ne devînt pas le signal d'une lutte horrible entre tous les intérêts. J'ai alors organisé des services et fait tout mon possible pour me créer des ressources normales.
J'évitai de toucher à tous les intérêts particuliers; et cependant, je pensais bien qu'au premier manqué d'argent, la Commune ne serait plus maîtresse du mouvement. Je voyais les Prussiens dans Paris, la ville au pillage.
Source : Gallica

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