Résumé

Procès des membres de la Commune… (1871)

FERRÉ : Membre de la Commune de Paris, je suis entre les mains de mes vainqueurs : ils veulent ma tête, qu'ils la prennent. Jamais je ne sauverai ma vie par la lâcheté; Libre j'ai vécu, j'entends mourir de même. Je n'ajoute plus qu'un mot: la fortune est capricieuse; je confie à l'avenir le soin de ma mémoire et de ma vengeance !
M. LE PRÉSIDENT : Votre mémoire ! La mémoire d'un assassin !
M. LE COMMISSAIRE DU GOUVERNEMENT : C'est au bagne qu'il faut, envoyer un semblable manifeste.
M. LE PRÉSIDENT (au défenseur de Ferré) : Vous n'avez rien à dire?
Source : Gallica

Procès des membres de la Commune… (1871)

J'ai exposé, d'ailleurs, la grande criminalité de l'insurrection au moment où elle se produisait.
J'entre maintenant dans l'examen des crimes de complicité qui m'ont fait taxer d'ignorance par d'honorables défenseurs.
Ce qui n'est pas logique, messieurs, c'est de prétendre qu'un homme ne peut avoir à répondre à la fois devant la justice de crimes de droit politique et de droit commun; c'est de prétendre qu'en invoquant contre les accusés les art. 87, 91 et 92, j'en fais des hommes politiques; ce qui n'est pas logique, c'est de prétendre que l'Internationale est l'école de l'armée.
Source : Gallica

Procès des membres de la Commune… (1871)

J'ai consenti à devenir à la fois son juge au premier degré, et son défenseur. J'ai vu ces débats avec un esprit impartial, n'étant aveuglé par aucune passion. Me suis-je trompé dans ce portrait que je vais vous faire de mon client, dans la part que je lui attribue? Ecoutez et jugez.
Jourde a vingt-huit ans. Avant le 18 mars, qu'était-il? Il est bon d'interroger ses antécédents; dans tout procès, c'est la marche logique. Le juge fait toujours la part des entraînements de l'irréflexion. Vous ne pouvez sainement apprécier ces faits sans songer au désordre d'idées sous lequel nous vivons.
Source : Gallica

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