Johann Kaspar Bluntschli

Résumé

Johann Kaspar Bluntschli Le Droit international codifié… (1886)

Sur l'idée absurde de l'antiquité que l'ennemi est un être sans droits? Mais l'ennemi est un homme, et tout homme a des droits. Ou encore sur l'idée qu'en guerre, c'est la force qui règle tout? Mais c'est précisément la tâche du droit international de restreindre, autant que possible, le domaine de la force brutale. Ou peut-être sur l'idée que nuire à l'ennemi est un droit naturel en temps de guerre? Mais les particuliers, en leur qualité de particuliers, ne sont pas des ennemis, et l'on ne peut, par suite, porter arbitrairement atteinte à la propriété privée.
Source : Gallica

Johann Kaspar Bluntschli Le Droit international codifié… (1874)

En examinant soigneusement le développement, historique du monde, nous reconnaissons bien plutôt une suite logique et morale. Le développement assuré des droits généraux de l'humanité s'y montre d'une façon indubitable. Le célèbre mot d'un poète allemand : « L'histoire du monde est le tribunal du monde » est pour nous une vérité consolatrice.
La règle du monde actuel n'est plus la guerre, c'est la paix. En temps de paix, ce n'est pas la violence qui préside aux relations des états entre eux, c'est au fond le droit.
Source : Gallica

Johann Kaspar Bluntschli Le Droit international codifié… (1874)

Qu'est devenu ce besoin d'uniformité religieuse qui a couvert l'Europe d'échafauds et de bûchers ? Quel homme de sens aujourd'hui n'est heureux de reconnaître que la liberté religieuse est aussi profitable à l'Église qu'à l'État? Loin donc qu'en politique le passé soit la mesure de l'avenir, on peut avancer, sans crainte de paradoxe, que parmi les formes infinies que doit traverser l'humanité, la seule chose que puisse affirmer un homme d'Etat, c'est que jamais la société ne repassera par les mêmes étapes. Les idées mortes ne renaissent pas plus que les jours écoulés.
Source : Gallica

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