Louis Ange Pitou,
Analyse de mes malheurs et de mes persécutions…
(1816)
“ La république frappe les innocens, et pardonne ici au plus coupable ; moi , oui , moi, je suis plus coupable que Pascal. Tous les convives se regardent. Vilate rompt le silence , lève les yeux au ciel, met une main sur son coeur, me serre avec l'autre, et dit avec beaucoup d'âme: Voilà comme vos inconséquences vous perdent, et ajoute tout bas, en regardant ses confrères : nous les condamnons malgré nous! Aussitôt il ouvre la porté du cabinet, appelle un gendarme et lui dit : Le malheur a aliéné la tête de cet homme , reconduiséz-le chez lui, et qu'il ne parle à personne. ”
