Résumé

Portrait de Louis Ange Pitou Louis Ange Pitou Analyse de mes malheurs et de mes persécutions… (1816)

La république frappe les innocens, et pardonne ici au plus coupable ; moi , oui , moi, je suis plus coupable que Pascal. Tous les convives se regardent. Vilate rompt le silence , lève les yeux au ciel, met une main sur son coeur, me serre avec l'autre, et dit avec beaucoup d'âme: Voilà comme vos inconséquences vous perdent, et ajoute tout bas, en regardant ses confrères : nous les condamnons malgré nous! Aussitôt il ouvre la porté du cabinet, appelle un gendarme et lui dit : Le malheur a aliéné la tête de cet homme , reconduiséz-le chez lui, et qu'il ne parle à personne.
Source : Gallica

Portrait de Louis Ange Pitou Louis Ange Pitou Analyse de mes malheurs et de mes persécutions… (1816)

La Harpe et Marmontel, en passant au creuset de la révolution, abjurent l'incrédulité ; devenus dignes du malheur, ils terminent leur carrière sous les coups de l'anarchie despotique et de cette même fausse philosophie qu'ils ont propagée et qui les frappe parce qu ils la renient ; pour moi, le malheur a été un trésor et un talisman contre le matérialisme. Le malheur m'a convaincu de l'éternité
Source : Gallica

Portrait de Louis Ange Pitou Louis Ange Pitou Analyse de mes malheurs et de mes persécutions… (1816)

Hugues avoit ses créatures à la police et à la marine : il fit arrêter l'ouvrage ; j'insistai pour obtenir justice ; on m'arrêta moi-même : on me prit Mon passeport, et on m'écroua comme coupable d'avoir franchi mon banc d'exil. Pour légaliser le despotisme d'une pareille conduite, on- rire fit donner le conseil d'en appeler au tribunal de cassation. Si j'avois eu la bonhomie de me rendre à ce conseil perfide, on tiroit une copié de l'arrêt qu'on vient de lire, et de suite on me renvoyoit légalement à Cayenne dans les griffes de mon ennemi.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature