Résumé

Charles Ballot Le Coup d'État du 18 fructidor an V… (1906)

Mais, plus fréquemment encore que par le passé, on entend dire que tout va fort mal, que cet état de détresse ou d'animosité doit amener nécessairement une crise et qu'il n'y a que la paix seule qui puisse nous sauver. Bien des gens s'obstinent à croire et à répandre que le gouvernement ne la veut pas et, qu'en conséquence, elle n'aura pas lieu, et par la description qu'ils font de l'attitude guerrière de presque tous les États de l'Europe en ce moment, ils jettent partout l'alarme, et affligent davantage les créanciers du gouvernement et les rentiers qui n'ont d'espoir que dans la paix.
Source : Gallica

Charles Ballot Le Coup d'État du 18 fructidor an V… (1906)

« Nous sommes plus de quinze mille jeunes gens opprimés et bien armés. Nous avons reçu, a dit l'un d'eux, des cartouches qui vont à toutes armes. Vive la Nation ! les Jacobins périront, nous espérons triompher et les deux Conseils s'immortaliseront. » — Café Joachim, un citoyen a dit que le Directoire commençait à perdre dans l'opinion publique, et que le Corps législatif était sûr d'avoir le dessus ; l'augmentation de la solde des troupes qu'il a décrétée lui avait attiré beaucoup de partisans.
Source : Gallica

Charles Ballot Le Coup d'État du 18 fructidor an V… (1906)

Les alarmes sont extrêmes sur le défaut de paiement et sur les approches de l'hiver, on craint de manquer de l'absolu nécessaire, on paraît très mécontent, quelquefois même indigné, de la manière dont on veut traiter les rentiers. Partout on entend les employés se plaindre de ne pouvoir toucher ce qui leur est dû, ni subvenir aux besoins les plus urgents, ils ne peuvent plus obtenir de crédit.
Du calme à l'extérieur ; un esprit plus généralement dirigé vers l'amour de l'ordre, et des cris multipliés de misère, tel est aujourd'hui l'état de Paris.
Source : Gallica

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