Roger de Larcy

Résumé

Roger de Larcy Le 18 brumaire (1876)

« Puissions-nous, disait-il tristement à Lucien, ne pas être menés plus loin que nous ne voudrions! Nous n'avons pas, dans notre pays, d'institution publique capable d'imposer des limites à l'enthousiasme de la foule ; mais le sort en est jeté. C'est autour de votre frère qu'il faut maintenant tous nous grouper ! » - L'entrevue décisive entre Bonaparte et Sieyès eut lieu, le 10 brumaire, chez Lucien. Sieyès comprit tout de suite qu'il n'était plus le chef du mouvement.
Source : Gallica

Roger de Larcy Le 18 brumaire (1876)

Cet état de choses ne peut durer, avant trois ans, il nous mènerait au despotisme. Nous voulons la République, assise sur les bases de l'égalité, de la morale, de la liberté civile, et de la tolérance politique. Avec une bonne administration, tous les individus oublieront les factions dont on les fit membres et il leur sera permis d'être Français. Il est temps enfin de rendre aux défenseurs
de la patrie la confiance en laquelle il ont tant de droits.
Source : Gallica

Roger de Larcy Le 18 brumaire (1876)

Bonaparte n'hésite plus et donne l'ordre de dissoudre l'Assemblée. Murât et Leclerc (ses deux futurs beauxfrères) entraînent alors un bataillon de grenadiers et le conduisent à la porte de l'Assemblée. Le pas de charge se fait entendre sur les degrés qui conduisent à la salle. Les spectateurs rentrés s'élancent de nouveau aux fenêtres. Les représentants du peuple sont debout en criant : Vive la République! Vive la Constitution de l'an III !
Un corps de grenadiers du Corps législatif paraît à la porte, les tambours battant la charge, et l'arme portée : il s'arrête.
Source : Gallica

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