Résumé

Jean Kermoysan Le 18 brumaire. [Signé : Kermoysan… (1853)

On le croyait alors républicain, ou plutôt les républicains, s'apercevant de sa jalousie contre le général Bonaparte, avaient tâché d'en profiter, et affectaient, avec la bonne foi propre aux partis, de le considérer comme un des leurs.
An fond il n'était rien. Il ne voulait qu'une chose évidemment : être le premier, et, autant qu'il est permis d'on juger par ses actes jusqu'au jour où il y parvint, toute sa politique consistait à semer des obstacles sur la route de quiconque tendait à une position supérieure.
Source : Gallica

Jean Kermoysan Le 18 brumaire. [Signé : Kermoysan… (1853)

En un instant la salle est vide : tout était consommé; il était cinq heures et demie.
Cette nouvelle, apportée au Conseil des Anciens,y causa, dit-on, un grand abattement.
On avait été plus loin qu'on ne le voulait. On avait cru, comme il arrive toujours, qu'une fois les choses commencées, on pourrait les arrêter à un certain point. Mais comme il arrive toujours aussi, on se trouvait entraîné par les forces mêmes qu'on avait mises en mouvement. Il y a dans les événements une logique inflexible, qui se développe en dehors de toutes les combinaisons et de tous les calculs de l'intérêt privé.
Source : Gallica

Jean Kermoysan Le 18 brumaire. [Signé : Kermoysan… (1853)

Ils rappellent à leurs collègues l'attitude des sénateurs romains dans les grands dangers de la patrie. On discute encore, on se débat, et, ce qu'il y a de pis, on se débat en vain. On s'agite dans le vide, pressés par une force supérieure, quoique invisible, devant laquelle on est obligé de reculer alors qu'on s'obstine à ne pas la reconnaître.
Tout à coup un grand mouvement se produit. Tous les yeux se tournent vers l'entrée, à la porte de la salle des gardes. C'est le Général. Il se présente, suivi de quelques grenadiers qu'il a soin de laisser eu arrière.
Source : Gallica

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